Braun
Quatre mots avaient suffi pour que cette femme me fasse perdre pied.
La bête en moi avait pris le dessus, et je n'avais aucune chance de la dompter. Pendant des années, je l'avais tenue en échec, j'avais repoussé la fièvre d’accouplement avec une logique froide, de la patience et une volonté implacable.
Maintenant, à cause de ce qu'elle avait dit, elle lui appartenait. Elle devait lui obéir. Elle était à moi.
— A moi. Je me levai et regardai les yeux sombres d'Angela s'écarquiller tandis que je marchais vers elle, ma bête se libérait, mon corps se métamorphosait au moindre de mes pas.
Je m'arrêtai devant elle en faisant preuve de tout mon self-control et respirai son parfum à pleins poumons, ma bite était si dure que je craignais qu'elle n'éclate. Mais la douleur était la bienvenue. Elle était là. Ma compagne.
Ma bête avait choisi, elle était belle à tomber.
Ses cheveux étaient presque noirs, pas d'un noir insondable comme le fin fond de l'espace, mais comme cette riche nuance café que buvait les humains. Je levai une main sur son épaule et la caressai de la clavicule jusqu'au coude, j'appréciais sa peau lisse et douce. Son visage était encore plus doux, un petit grondement de plaisir s'échappa la gorge de ma bête tandis que je caressais la femme qui se tenait devant moi, sans la moindre crainte.
Son courage me donnait encore plus envie d'elle. Cette femme — Angela — était à moi. Je tuerais pour la protéger. Je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour veiller sur son bonheur. Son plaisir. Ma bête avait choisi, et jusqu'à présent, le mâle en moi était pleinement d'accord.
Je gardais toujours le contrôle, mais de justesse.
J'avançai et m'agenouillai devant elle, déterminé à me régaler de ses seins. Le sous-vêtement rose vif qu'elle portait était tentant — et gênant.
— Enlève-le.
Sa poitrine saillit vers l'avant quand ses mains disparurent derrière son dos. J’enfouis mon nez entre ses deux seins, avide de goûter sa peau, de me noyer dans son parfum. Je ne fus pas déçu. Une odeur suave — des fleurs terrestres peut-être — épicée et féminine m'envahit, je dus grogner pour ramener la bête à la raison.
J'avais d’elle moi aussi, et ma bête allait devoir attendre son tour. Sa peau était la plus douce que j'aie jamais sentie, ses courbes voluptueuses tenaient dans mes mains.
Le tissu rose tomba et je me régalai de ses tétons, je les suçais tour à tour dans ma bouche tandis qu'elle enfouissait ses mains dans mes cheveux. Elle tira dessus et la bête se débattit violemment.
— Ne bouge pas, femme. Je vais perdre le contrôle. L'odeur de sa chatte trempée m'arracha un grognement encore plus violent, presque un rugissement. Cette vague musquée de désir féminin qui montait de son sexe, sa chatte chaude et humide, tout ça rendait la bête dingue.
J’avais cru qu’elle me verrait comme une menace et serait effrayée, je me trompais. Elle riait. Vraiment.
— Je n'ai pas peur, dit-elle en tirant mes cheveux. Mais tu ferais mieux de faire moins de bruit sinon tout l'hôtel saura ce qu'on est en train de faire.
— Oui. Je voulais que tous sachent que cette femme était la mienne. Ma compagne. Ma femme. A moi.
— Oui, quoi ? Tu veux qu'ils se mêlent de nos affaires ?
— Oui.
Elle rit à nouveau et écarta mon visage de ses seins. Elle se pencha en avant, ses lèvres touchaient les miennes alors qu'elle parlait.
— Eh bien, j'aime avoir mon intimité. Alors ne fais pas trop de bruit, d'accord ?
La bête choisit de répondre par un grommellement rauque et sourd, elle pressa ses lèvres contre les miennes en souriant. Elle m’embrassait, et j'étais si surpris que cette femme soit à moi, de l'avoir enfin trouvée, que je bougeais à peine alors que la réalité prenait forme.
Mes mains se dirigèrent vers le haut de ses cuisses et je découvris la courbe de ses hanches. Je baissai son pantalon jusqu'à entrer en contact avec le petit morceau de tissu qui m'empêchait d'atteindre son sexe. Inacceptable.
Le vêtement perturbateur disparut d'un coup, révélant les courbes douces et pleines de son cul sous mes mains.
Je la dévorais maintenant, sa bouche m'appartenait. Puis, je glissai mes doigts dans son sexe, les plongeai à l'intérieur de sa chatte toute chaude. Mouillée. Prête.
La bête n'accepterait pas le moindre refus.
M'arrachant à son baiser, je me levai, attrapai une chaise avec des accoudoirs rembourrés que je plaçais sur le lit pour parvenir à mes fins. Sa chatte. Chaude. Humide. Un vrai festin.
Cet hôtel était conçu pour les humains, pas pour les bêtes atlans. Je devais effectuer des modifications pour avoir ce que je voulais... sa chatte sur ma bouche. Maintenant.
Elle sursauta quand je la soulevai, ses mains volèrent vers mes épaules tandis que je l'installai dos à la chaise, puis, j'enlevai le reste de ses vêtements pour qu'elle soit complètement nue. Elle était à la bonne hauteur avec la chaise sur le lit. Ma bête était désormais entièrement aux commandes, ce qui signifiait que je ne pouvais pas dire grand- chose.
J'attrapai ses jambes que j'écartai en grand, sa chatte béante n'attendait que nous.
— Ne bouge pas.
Mon ordre — car c'était un ordre — fit sourire Angela. Je me détendis un peu et laissai ma bête avoir ce qu'elle voulait. Putain, ce que nous voulions tous les deux. Notre bouche sur elle. La goûter. La faire jouir.
La bête n'était pas tendre, lutter contre elle était encore plus pénible quand son premier gémissement de plaisir parvint à mes oreilles. Encore plus de moiteur. Elle pencha la tête en arrière et tint ses genoux bien écartés sur la chaise. Avec un doigt dans sa chatte, je la suçais et la léchais, jouant avec sa chair sensible jusqu'à ce que je trouve le point qui la rendait folle.
Qui me rendait fou. J'étais heureux, aux anges ... enfin.
Ses cris, cependant, étaient feutrés, comme si elle réservait son plaisir pour moi et moi seul. Je découvris que même si j'aimais ça, la bête en demandait plus. Elle voulait qu'elle perde le contrôle. Qu'elle crie. Qu'elle se contracte sur ses doigts pendant qu'elle aspirait son sexe humide dans sa bouche.
Je levai ma main libre pour pincer son téton, presser et malaxer sa poitrine pendant que je la branlais avec mon autre main. Je ne voulais pas qu'elle se retienne.
Elle haletait maintenant, ses mains allaient partout comme si elle cherchait quelque chose à quoi s'accrocher. Ma bête n'aimait pas ça.
— Moi. Mains sur moi.
Ma voix grave la fit frémir mais elle obéit, enfouit ses mains dans mes cheveux. Et tira dessus. Fort.
La bête aimait ça. Moi aussi.
Tout en grognant contre sa chatte, je la masturbais sans relâche jusqu'à ce qu'elle s'arcboute et crie. Elle jouit dans ma bouche et sur mes doigts. Putain, oui. J'avais comblé ma compagne. Je répèterai l'expérience encore et encore avant d'en avoir terminé avec elle. Cette fois-ci.
Je recommençai tandis qu'elle haletait, son corps tout détendu. Possessif et arrogant dans nos prouesses. Elle jouit, sa chatte palpitait sur mes doigts, cette fois je me redressai de toute ma hauteur et ouvris mon pantalon, je plaçai ma bite devant son vagin et me frayai un chemin dans son corps. Son vagin palpitant et glissant m'arracha un gémissement, son cul décolla de la chaise, ses jambes s'agitaient en l'air alors que je la pénétrais profondément.
— A moi. Je donnai un coup de rein, je m'enfouis dans ses profondeurs chaudes et suaves.
Elle gémit et je luttai pour refaire surface, prêt à affronter la bête si jamais elle se montrait trop dure envers elle. J'étais grand, et elle si petite. J'avais dit que je ne lui ferais jamais de mal, et je tiendrais promesse.
Puis, ses jambes s'enroulèrent autour de mes hanches et elle ondula sous moi, accueillit ma bite plus profondément.
— Mon Dieu. Tu es énorme, mais oui. C’est trop bon.
C'était tout ce que je rêvais d'entendre. La bête prit le dessus, la pilonna vigoureusement et rapidement. La chaise menaçant de basculer, j'attrapai ses bras, utilisai les ressorts du lit pour faire osciller Angela d'avant en arrière, effectuer des allers-retours sur ma bite.
Je la baisais. Je la possédais. J'enfouissais ma bite et mon âme dans son corps. Elle était à moi, la femme pour laquelle j'avais abandonné tout espoir. Ses seins aux mamelons sombres se balançaient d'avant en arrière, ils me donnaient encore plus envie. J'allais la baiser. L'inonder de sperme. Et puis j'embrasserais chaque centimètre de sa chair douce et brune. J'apprendrais tous les endroits où elle aimait être caressée, embrassée, adorée. Et puis je la baiserais encore.
Et encore.
Et encore.
Jusqu'à ce que mon tourment, la sensation d'atroce brûlure provoquée par cette fièvre d’accouplement qui déchirait ma chair, mes os et mon âme, s'évanouisse. Un souvenir dompté par la femme empalée sur ma queue.
Sa tête s'agitait en tous sens, je savais qu'elle était à deux doigts de jouir à nouveau. Je voulais sentir sa chatte se contracter et enserrer ma bite. Je voulais me savoir profondément enfoncé en elle quand elle hurlerait de plaisir.
Je donnai un coup de rein et restai sans bouger, lâchai une main de la chaise pour atteindre son clitoris sensible.
Je le caressais et le masturbais, découvris rapidement ce qu'elle aimait, son cri s'éleva comme l'appel d'un animal sauvage à son partenaire.
Ma bête répondit, elle était prête. Son corps était parcouru de soubresauts, elle frémissait, sa chatte ondulait sur ma queue, elle me vidait de mon sperme et j'éjaculai en elle en criant.
Je ne pouvais pas bouger une fois l'orgasme passé. Je ne voulais pas bouger. La bête non plus. Je restais penché sur la chaise, son corps sous moi, sa chatte enserrant ma queue pendant de longues minutes. Jusqu'à ce que je reprenne le contrôle. Jusqu'à ce que la menace des larmes de satisfaction, de détermination, de bonheur absolu ait disparu.
Elle était à moi. Que le ciel en soit témoin, j'avais presque abandonné tout espoir.
Elle était à moi et elle était belle. Passionnée. Parfaite.