817. Triade avec Bouddha assis, dynastie Tang,
618-907, Chine, bronze doré, H. : 18 cm.
L’Art bouddhique en Chine au second millénaire
L’affaiblissement du bouddhisme, à la fin de la dynastie Tang, ne lui permit jamais de retrouver l’essor qui avait été le sien au premier millénaire. Toutefois, face à la montée du confucianisme, le bouddhisme réussit à conserver une bonne assise populaire qui lui permit de rester une religion vivante en Chine. Mais, l’absence de support des classes dirigeantes et la fermeture du pays, à diverses époques de son histoire, empêchèrent les artistes chinois de recevoir l’influence de l’Inde et des pays d’Asie centrale, ce qui eut pour effet d’obliger ces mêmes artistes à chercher leur inspiration dans l’art chinois local. Ainsi, l’utilisation de nouveaux matériaux, comme le bois ou l’argile, donna à certaines sculptures un réalisme encore plus abouti que lors des périodes antérieures, aspect qui allait devenir la caractéristique principale de cet art bouddhique post-Tang. Sous les Liao et sous les Song, on vit encore l’apparition d’œuvres au modelé très délicat, mais l’absence de patronage ne permit jamais aux artistes de ces époques d’offrir au bouddhisme chinois des chefs-d’œuvre dignes de leurs lointains ancêtres. |