Milosevic

Milosevic est mort dans sa cellule du Tribunal international de La Haye de façon obscure. Cinquante mille partisans viennent de l'accompagner vers sa dernière demeure. Sa femme, Mira, surnommée « la sorcière rouge », fait lire à son enterrement une déclaration rédigée depuis Moscou. « Du premier jour de lycée jusqu'à ce jour honteux où tu as été enfermé, nous n'avons jamais été séparés. Je t'ai attendu pendant cinq longues années. Tu n'as pas pu me rejoindre, maintenant toi, attends-moi. » Fidèle à ses convictions communistes, cette veuve énergique avait interdit toute manifestation religieuse. Pas de pope orthodoxe, donc, pour son mari. Lequel, en entendant dans son cercueil les mots d'amour de son épouse, « attends-moi », aurait gémi, selon certains témoins dignes de foi : « Non ! Pas ça ! »

26/03/2006