Bush
La vie survoltée du Président m'intéresse : c'est la chevauchée fantastique, en avion, en bateau, en hors-bord. Le Président a des amis fortunés partout, il tient à le faire savoir aux Français racornis dans leurs petites vacances maussades. Le voici luxueusement installé aux États-Unis, et invité par Bush à déjeuner. Là, on voit bien à quel point les Américains déclinent et sont vulnérables. Pas de homard grillé traditionnel pour notre Président ? Seulement des hot-dogs et des hamburgers « au choix », comme dans un vulgaire McDo ? Quelle radinerie ! Quel scandale ! Une petite virée sur l'eau, conduite par Papa, et pas le moindre espadon brandi ? Misère. Ces Bush, que voulez-vous, déjà sur le départ, sont des caricatures : le père, le fils, la femme, l'énorme Mémère, les enfants et les enfants des enfants, quelle lourdeur sur fond de Bagdad ! En plus tarte, ces jours-ci, je ne vois que Mazarine Pingeot, photographiée, enceinte de son deuxième enfant, pour vendre son livre.
D'accord, on reçoit le Président d'un petit pays, d'un dominion de sous-traitance, mais ce n'est pas une raison pour le traiter comme un garagiste ! Lui mettre sans arrêt la main sur l'épaule, se pencher sur lui, comme sur un enfant, pour voir s'il est content et s'il a bonne mine ! On comprend Cécilia et son « angine blanche » (un ange passe, et il n'est pas forcément blanc). Angine ou angyne ? Allez savoir. Quoi qu'il en soit, bien joué, l'honneur national est sauf. D'autant plus qu'on a vu la malade se balader le lendemain en tee-shirt et short pour faire du shopping. Le Président est allé jusqu'à dire que c'était lui qui avait contaminé son épouse (donc par un bouche-à-bouche). Aux dernières nouvelles, mais c'est peut-être une rumeur malveillante, on me dit que toute la famille Bush est au lit avec des angines blanches carabinées. Voilà la vengeance du homard !
19/08/2007