Crimes

Je renonce à vous parler du glissement à droite de l'Angleterre et de l'Italie, où de brillants bouffons s'illustrent chaque jour. Je renonce aussi aux poubelles de Naples, à la grève larvée des lycéens et des enseignants, à celle des marins-pêcheurs, qui pourtant me touche davantage, aux petites rafales de couacs dans la majorité, etc., etc. Le crime d'envergure l'emporte, tel celui de l'incroyable Fritzl, en Autriche : viol et inceste avec sa fille, laquelle lui a donné (comme on dit) six enfants dans un souterrain aménagé en bunker. Voilà un homme. Et le spécimen Fourniret, aidé de sa femme lui rabattant des vierges, violées puis assassinées. Voilà un couple. Cette obsession de la virginité chez ce professionnel du crime a de quoi faire rêver à Lourdes. Tout à fait entre nous, je me demande si la cause de ces folies, de plus en plus exhibées, ne vient pas de Mai 68, et surtout des anciens maos. Je lis aujourd'hui même, dans un magazine populaire, que « Philippe Sollers se fatigue dans le reniflage des moisissures de la France » (sic). Cela me rappelle qu'un journaliste, s'en prenant à Sartre, après la guerre, accusait le pape de l'existentialisme d'une perversion peu commune : il draguait des jeunes filles à Saint-Germain-des-Prés, les emmenait chez lui, ouvrait une armoire et leur faisait renifler un camembert pourri. C'est Simone de Beauvoir (elle-même en a vu bien d'autres) qui raconte cette anecdote inventée. Oui, l'affaire est entendue : les mecs sont coupables. D'ailleurs, les Chinois sont coupables de tout. Les Chinois et les Iraniens, bien entendu, dont on s'étonne qu'ils n'aient pas encore la bombe atomique qu'ils méritent.

25/05/2008