Concurrents Alfa Romeo Tonale, Audi Q3, BMW X1/X2, Buick Encore GX, Jaguar E-Pace, Lexus UX, Mercedes-Benz GLA/GLB, Mini Countryman, Volvo XC40
La marque la plus prestigieuse de General Motors a beau continuer à proposer des berlines, une catégorie en perte de vitesse, c’est du côté des utilitaires qu’elle concentre ses efforts. Et même si plusieurs multisegments électriques viendront garnir les salles d’exposition dans les mois à venir, Cadillac doit aussi garder un œil sur le marché des véhicules thermiques. Avec, notamment, un modèle plus abordable comme le XT4, lequel trône au sommet des ventes dans la gamme d’utilitaires de Cadillac.
Le plus compact des VUS Cadillac a eu droit à sa première refonte de mi-parcours pour le millésime 2024. Esthétiquement, le multisegment américain a surtout évolué à l’avant avec un arrangement plaçant les phares plus bas dans le bouclier, tandis que les feux de jour à la verticale, un trait typiquement Cadillac, donnent davantage de verticalité et de prestance à la devanture. Derrière, les changements sont plus sobres. En fait, c’est dans les détails que le XT4 se distingue, avec une signature différente pour les feux de position et des pots d’échappement à peine modifiés.
Si la robe du Cadillac XT4 n’a pas beaucoup évolué, c’est tout le contraire dans l’habitacle avec une planche de bord inspirée des récentes créations de la marque. La présence d’un écran de 33 pouces par-dessus ce tableau remanié change la donne. Face à l’ancienne configuration, les occupants assis à l’avant sont gagnants, ne serait-ce qu’au chapitre de la clarté des graphiques et de la réactivité de l’interface. La disponibilité d’un affichage tête haute est également une belle addition.
Le système multimédia bénéficie de quelques-unes des applications du géant Google, mises en action par un simple «Hey Google». Que ce soit pour retrouver son chemin ou pour ajuster la température dans l’habitacle, le large écran est facile à utiliser au quotidien et, si ce n’est pas suffisant, les concepteurs ont conservé quelques commandes traditionnelles sur la console centrale et sous le panneau numérique. Bien entendu, les fonctions Apple CarPlay et Android Auto sont toujours compatibles, tandis qu’un pavé de recharge pour appareil intelligent est judicieusement dissimulé. En fait, il est si bien caché qu’il n’est pas rare d’oublier le cellulaire en sortant du véhicule. Heureusement, le Cadillac émet une alarme pour vous rappeler de le prendre.
Pendant que l’offensive électrique s’organise avec plusieurs modèles munis de leurs lourdes batteries, le XT4 se démarque par son agilité et son comportement neutre. Proche d’une compacte, le plus modeste des multisegments Cadillac n’a pas besoin d’un gros moteur pour se mouvoir. Sous le capot, il n’y a qu’une seule mécanique disponible. Le 4 cylindres de 2 litres de cylindrée n’est pas le plus énergique de la catégorie avec ses 235 chevaux et son couple de 258 lb-pi. Il se montre cependant bien adapté au châssis de ce petit VUS, autorisant des accélérations convenables.
En revanche, la boîte automatique à 9 vitesses hésite parfois à trouver le bon rapport, surtout en ville. Quant au rouage intégral livré de série cette année, il joue son rôle lorsque les conditions se détériorent et peut même être désactivé si le conducteur juge qu’il n’en a pas besoin. La direction n’est pas très communicative sur l’état de la chaussée à cadence autoroutière, mais elle se reprend de belle manière en ville grâce à sa légèreté. La suspension est calibrée pour une conduite confortable, sans tomber dans le piège d’un roulis excessif. Bref, le XT4 est sans contredit l’utilitaire le plus à l’aise de la marque… sur un tracé sinueux ou dans la jungle urbaine.
+++ | Écran tactile facile à vivre Plusieurs boutons traditionnels Véhicule agile |
––– | Pas le plus sportif du segment Aucune forme d’électrification Quelques plastiques durs dans l’habitacle |
Le XT4 possède un habitacle désormais à la hauteur des intérieurs les plus branchés. Qui plus est, il est facile à vivre au quotidien. Mais, il n’est pas aussi plaisant que ses concurrents européens et la qualité de certains plastiques laisse à désirer. Une variante plus énergique serait aussi un bon ajout, un léger gain en puissance pourrait mieux différencier la déclinaison Sport face à la Luxe Haut de Gamme.
Retrait de la version Luxe d’entrée de gamme et du rouage à traction.
Données principales | |
Emp. / lon. / lar. / haut. | 2 779 / 4 595 / 1 948 / 1 628 mm |
Coffre / réservoir | 637 à 1 385 litres / 62 litres |
Nombre d’occupants | 5 |
Suspension av. / arr. | ind., jambes force / ind., multibras |
Pneus avant / arrière | P235/60R18 à P245/45R20 |
Poids / Capacité de remorquage | 1 757 à 1 761 kg / 1 588 kg (3 500 lb) |
Composantes mécaniques | |
Cylindrée, alim. | 4L 2,0 litres turbo |
Puissance / Couple (tr/min) | 235 ch (5 000) / 258 lb·pi (1 500-4 000) |
Tr. base (opt) / Rouage base (opt) | A9 / Int |
0-100 / 80-120 / V. max | 7,4 s (est) / 5,1 s (est) / n.d. |
100-0 km/h | 39,0 m (est) |
Type / ville / route / combinée | Sup / 10,4 / 8,4 / 9,5 |