La trompette des anges, une plante dangereuse
Malgré les mises en garde et les nombreuses intoxications imputables à la stramoine, cette plante continue de fasciner, à l’aube du XXIesiècle, des milliers d’hommes dans le monde. Ainsi, on trouve sur Internet des recettes à base d’espèces du genre Datura d’origine latino-américaine pour préparer des boissons aphrodisiaques et hallucinogènes. Il s’agit souvent de Datura suaveolens Humb. & Bonpl. ex Willd. appelé aussi trompette des anges à cause de la forme allongée de ses fleurs blanchâtres qui ressemblent à une trompette. Cette plante, originaire du Mexique, est devenue une plante ornementale courante chez nous. Par le terme trompette des anges, on désigne aussi des Solanacées dont les fleurs sont très semblables à celles de Datura suaveolens, mais qui appartiennent au genre Brugmansia, originaire d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. D’ailleurs certains auteurs appellent Datura suaveolens Brugmansia suaveolens en estimant qu’il s’agit de synonymes. Mais, par exemple, Brugmansia versicolor Lagerheim est aussi désignée sous le nom de trompette des anges à cause de la forme caractéristique de ses fleurs.
La trompette des anges
Suite à la publication de nombreuses recettes à base de trompette des anges, cette plante intéressa un certain milieu et connut un grand succès. On peut la trouver chez la plupart des horticulteurs et dans les rayons plantes et fleurs des supermarchés. Cette espèce est connue pour contenir dans tous ses organes, y compris dans les fleurs, des quantités appréciables de scopolamine. Elle contient cependant aussi, comme les autres espèces de la famille Solanaceae que nous avons citées, de l’atropine. C’est pratiquement toujours cette dernière substance qui est responsable des intoxications graves, voire mortelles.
Nous citerons ici quelques cas récents d’intoxications graves en Suisse dues à la consommation de boissons à base de trompette des anges :
1993 : 6 cas 1994 : 9 cas
1995 : 19 cas 1996 : 26 cas
1997 : 29 cas 1998 : 67 cas
Parmi ces derniers cas figure pour la première fois un cas mortel. En effet, en juillet 1998, une jeune femme de 20 ans est décédée à Zürich suite à la consommation d’un breuvage magique à base de trompette des anges. Visiblement, le mode d’utilisation des plantes à scopolamine par les sorcières du Moyen Age était nettement moins dangereux que celui préconisé par les recettes modernes que l’on trouve sur Internet !
La teneur très élevée en scopolamine de la trompette des anges explique son utilisation de plus en plus fréquente par des criminels qui arrivent à mettre très rapidement leurs victimes en état de soumission totale pour mieux les dévaliser ou les violer. Nous citerons des faits rapportés très récemment dans la presse. En Colombie surtout, et dans d’autres pays latino-américains, des voleurs utilisent des extraits d’espèces du genre Datura, riches en scopolamine, très fréquentes en Amérique du Sud, pour fabriquer une poudre très fine qui est vaporisée sur le visage de la victime. Cette poudre provoque un état de soumission qui peut être total et une amnésie facilitant le vol ou le viol et empêchant l’identification a posteriori de l’agresseur. Signalons enfin que pendant la seconde guerre mondiale, la scopolamine pure était fréquemment utilisée par les Allemands lors d’interrogatoires de prisonniers. Injectée directement dans le sang, elle était considérée comme un « sérum de vérité » et rendait les prisonniers dociles et entièrement soumis.
Les propriétés incapacitantes des plantes des sorcières contenant la scopolamine ont une longue histoire et ont permis à certains de gagner des guerres. Nous citerons juste encore un dernier exemple rapporté par Hesse (2000). Lors de l’invasion de l’Ecosse par les Danois sous le commandement de leur roi Swen au XIe siècle, le roi écossais Duncan 1er utilisa des plantes de la famille Solanaceae pour intoxiquer l’ennemi. Faisant semblant de faire la paix, il offrit aux Danois assiégés dans une ville du pain et un breuvage à base d’orge contenant du jus de plantes. Connaissant très bien les effets de ces plantes et leur temps de latence, il ordonna à un moment donné à ses troupes de pénétrer dans la ville qui n’offrait plus aucune résistance. La plupart des Danois étaient dans un état de profond sommeil et d’autres erraient ivres dans les rues et furent tués. Duncan 1er fut assassiné en 1040 par Macbeth. L’histoire de ce dernier inspira une tragédie à William Shakespeare (1564-1616).
À signaler enfin que les sorcières ne faisaient pas seulement appel aux plantes, mais aussi aux champignons, dont l’amanite tue-mouches, et aux crapauds. Il est intéressant de relever ici que l’amanite tue-mouches et les sécrétions de la peau de certains crapauds contiennent des substances fortement hallucinogènes (voir chapitre consacré aux champignons hallucinogènes).
La liste des plantes qui peuvent induire des hallucinations est très longue. Nous nous contenterons de citer quelques espèces qui font régulièrement parler d’elles. Une liste plus complète peut être trouvée dans le livre de C. Râtsch Enzyklopâdie der psychoaktiven Pflanzen1.
Pourquoi citer ici cette épice bien connue utilisée pour agrémenter les mets ? Elle a la réputation d’être psychotrope et, à doses élevées, de provoquer des hallucinations. Elle est assez souvent utilisée comme substitut d’autres drogues, en particulier le cannabis, par des adolescents et dans le milieu carcéral. Son emploi n’est pas sans dangers. Elle provient du muscadier ou Myristica fragrans Houtt. (Myris-ticaceae). Il s’agit d’un arbre pouvant atteindre vingt mètres de hauteur. Originaire de l’archipel des Moluques, le muscadier est cultivé actuellement en Malaisie, au Sri Lanka, en Indonésie et dans les Caraïbes, notamment à l’île Grenade. Le fruit du muscadier se trouve dans le drapeau de ce pays. La graine est enveloppée d’une arille de couleur orange. Après la récolte, l’arille est séparée du noyau et séchée au soleil pendant une à deux semaines. Elle est connue sous le nom de macis
Noix de muscade et son macis
La noix de muscade doit être râpée juste avant l’emploi
et est utilisée comme condiment, tout comme la graine connue sous le nom de noix de muscade. L’épice est arrivée en Europe à l’époque des Croisades (XIe-XIIIe siècle). Hildegard von Bingen (1098-1179), devenue sainte Hildegarde, décrit son effet sur le cerveau et écrit qu’elle rend gai celui qui la consomme. Au XIXe siècle, un pharmacologue a testé sur lui-même l’effet de trois noix de muscade. Il tomba très rapidement dans un sommeil profond entrecoupé de rêves et de visions, puis d’agitation musculaire et de vertige. Plusieurs prisonniers qui utilisent la noix de muscade pulvérisée comme drogue de substitution ont fait mention d’hallucinations visuelles et auditives (Râtsch, 2001).
La noix de muscade contient une huile essentielle formée de terpènes lipophiles, mais aussi de dérivés aromatiques comme la myristicine (5 à 10 %) et le safrol (1 à 3 %). Ces produits sont assez volatils, c’est la raison pour laquelle l’épice est vendue entière et râpée sur les mets juste avant l’emploi. L’activité psychotrope est due à la myristicine, qui à faibles doses, est euphorisante chez certaines personnes, par simple inhalation de l’odeur dégagée par la noix fraîchement râpée. Par voie orale, à doses élevées, elle peut provoquer des hallucinations. Mais elle devient alors dangereuse. Plusieurs cas d’intoxication par ingestion de doses fortes (5-15 grammes) de muscade ont été décrits (Bruneton, 1999). Il vaut mieux y renoncer. L’arille séchée, le macis, est parfois fumée en lieu et place du cannabis. Signalons en passant que la noix de muscade a la réputation d’être un aphrodisiaque, soit en usage interne, soit par application locale. D’après Swahn (1993), un moine (!) du XVIe siècle attribuait à la muscade un pouvoir des plus intéressants : « ...tout homme enduisant d’huile de muscade une certaine partie de son anatomie voyait ce membre rester actif plusieurs jours ».
Une autre épice bien connue est aussi hallucinogène à doses élevées. Il s’agit du safran ou des stigmates séchés des fleurs de Crocus sativus L. (Iridaceae). Le prix du safran est extrêmement élevé car il faut environ 100’000 fleurs pour en faire un kilo. A doses modérées, le safran excite, rend gai et peut provoquer le fou rire.
À fortes doses, il est narcotique et peut provoquer des hallucinations. Il est également abortif. Une dose de 15 g peut être mortelle. Mais vu le prix du safran, des accidents graves sont très rares et son rôle comme stupéfiant est marginal, la cocaïne pure étant meilleur marché que cette épice.
L’ayahuasca, le breuvage magique des Indiens de l’Amérique du Sud
Cette drogue rituelle utilisée dans la région amazonienne provient de l’écorce de tronc et branches, ainsi que des feuilles séchées d’une liane géante Banisteriopsis caapi (Spurce ex Grisebach) Morton (Malpighiaceae) et d’autres espèces du genre Banisteriopsis. C’est le botaniste anglais Richard Spruce (1817-1893) qui explora une partie du bassin de l’Amazone qui a fait les premiers récits de son usage. Au Brésil, le breuvage est simplement appelé caapi. Pour le préparer, les parties végétales sont broyées et macérées pendant plusieurs heures dans l’eau froide. Le breuvage ainsi préparé est généralement réservé aux hommes. Son effet est terrifiant, selon Mann (1996): « ... soudain, le panorama de ténèbres devient une vaste spirale mouvante. On est propulsé, hurlant, dans cette spirale, dans une expérience terrifiante... ». Les hallucinations sont accompagnées d’une diminution du pouls, de nausées, puis de diarrhées. Elles permettent aux chamans d’entrer en communication avec les dieux et les esprits et de faire des prophéties. La plante contient des alcaloïdes indoliques du type harmane, dont la structure ressemble en partie à celle de la sérotonine, un neurotransmetteur que l’on trouve dans le cerveau humain. Elle est parfois mélangée ou contaminée avec Psychotria viridis Ruiz et Pavon qui appartient à la famille Rubiaceae. Cette plante provient de la forêt amazonienne très dense et contient surtout des dérivés de la N,N-diméthyl-tryptamine, dont la structure est proche de celles des constituants des psilocybes, champignons hallucinogènes puissants. Le mélange des deux plantes forme alors un cocktail de substances hallucinogènes qui garantit une plus longue durée et des effets beaucoup plus intenses que l’utilisation de Banisteriopsis caapi seul. Le consommateur peut devenir complètement déchaîné et très agressif. Heureusement que ces plantes ne sont pas faciles à trouver sur le marché des stupéfiants...
L’iboga, la plante hallucinogène de l'Afrique équatoriale
L’iboga est un arbuste d’Afrique équatoriale d’une hauteur de 1 mètre à 1,50 mètre. Il est fréquent au Gabon, au Congo, au Cameroun et jusqu’en Angola. Il est cultivé en Afrique de l’Ouest. Son nom scientifique est Tabernanthe iboga Baill. Il appartient à la famille Apocynaceae, dans laquelle on trouve par exemple la pervenche. C’est l’écorce de racine qui est utilisée pour ses propriétés psychotropes. C’est la plante sacrée des Pygmées qui symbolise la force de la forêt. Elle permet aussi d’entrer en communication avec les esprits des ancêtres et de ce fait, elle est utilisée lors de cérémonies religieuses. Elle a été décrite comme la cocaïne d’Afrique car elle apaise la faim et la fatigue. L’écorce de racine est souvent mâchée par les chasseurs qui font des longues traques de gibiers pour rester éveillé et pour lutter contre la fatigue.
La racine séchée et pulvérisée est souvent mélangée à un aliment car son goût est très amer. Une cuillère à thé de poudre d’iboga induit une euphorie des plus agréables, mais 10 g de poudre provoquent des visions et des hallucinations psychédéliques qui ressemblent un peu à celles causées par l’ingestion de LSD. Les principes actifs sont des alcaloïdes indoliques, dont le principal, isolé pour la première fois en 1901, a été appelé ibogaïne. A doses modérées, 2 à 10 mg par kg de poids corporel, cette substance est un stimulant. À doses plus élevées, 30 à 40 mg par kg de poids corporel, l’ibogaïne induit des hallucinations. Des doses encore plus fortes provoquent des manifestations de paralysie, voire la mort par arrêt respiratoire. Un usage chronique peut conduire à la dégénérescence du système nerveux central. C’est la raison pour laquelle dans certains pays, dont la Suisse, la consommation et la vente d’ibogaïne sont interdites. Curieusement, cette substance qui est un stupéfiant présente un potentiel assez grand pour lutter contre la dépendance induite par l’héroïne et même la cocaïne.
Des brevets ont été déposés pour cette indication et des tests à grande échelle sont en cours aux Etats-Unis, en Israël et aux Pays-Bas (Perrine, 1996).
L’ololiuqui, le liseron hypnotique des Aztèques
Ololiuqui est un mot aztèque qui désigne les graines de plantes sacrées employées au cours de pratiques religieuses bien avant l’arrivée des conquérants espagnols au Mexique et en Amérique centrale. Il s’agit avant tout d’espèces de la famille Convolvulaceae, la famille du liseron, et en particulier de Turbina corymbosa (L.) Raf. (syn. Rivea corymbosa (L.) Hall., syn. Ipomoea corymbosa (L.) Roth.). En 1790, des chroniqueurs espagnols ont écrit à son sujet : «... il existe une herbe nommée serpent vert et qui donne une semence nommée ololiuqui. Cette graine obnubile et trouble les sens ; ceux qui en mangent paraissent avoir des visions et assister à des choses terrifiantes » (Pelt, 1983).
Les graines ressemblent à des lentilles. Fraîches, elles sont pilées et additionnées d’eau ou de pulque (boisson fermentée préparée à partir d’agave). Plusieurs dizaines de graines sont nécessaires pour provoquer
Rivea corymbosa
La liqueur du peuple Maya
un effet hypnotique, voire hallucinogène. L’investigation phytochimique de ces graines a révélé la présence de l’amide de l’acide lysergique (ergine) et d’autres dérivés de ce célèbre acide, dont le diéthylamide n’est rien d’autre que le trop célèbre LSD ! La consommation des graines n’induit cependant pas des visions psychédéliques comme le LSD (Râtsch, 2001). Les graines de Turbina corymbosa sont difficiles à trouver et ceci même au Mexique ou au Guatemala. Cependant, l’ololiuqui est assez fréquemment proposé à la vente, mais il s’agit le plus souvent de graines d’espèces du genre Ipomoea ou d’autres Convolvulacées qui ne contiennent pas de substances psychoactives. Une célèbre liqueur appelée Xtabentum est préparée dans la presqu’île du Yucatân et contient paraît-il Turbina corymbosa, qui est dénommé xtabentum par les Mayas. L’auteur du présent livre en a dégusté une quantité appréciable à Merida, mais n’a pas ressenti d’effets particuliers... sauf ceux de l’alcool ! Signalons enfin que les graines de Ipomoea violacea L. contiennent aussi des dérivés de l’acide lysergique. Elles sont assez recherchées et connues sous le nom de morning glory seeds.
La sauge ou Saluia officinalis L. est une plante médicinale aromatique et la tisane qu’on peut en faire est connue de tous. Elle fait partie de la famille Lamiaceae (syn. Labiatae). Mais il est intéressant de noter que le genre SaIvia compte plus de 700 espèces distribuées dans les zones tempérées et tropicales des deux hémisphères. Au sud du Mexique, dans la province d’Oaxaca, les Indiens Mazatèques utilisent
Saluia diuinorum Epling & Jativa, connue localement sous le nom de hierba de la Virgen ou hierba de la Pastora dans les rites divinatoires et pour soigner différentes affections, dont les maux de tête, les rhumatismes, l’anémie et pour réanimer malades et moribonds. La plante était déjà connue des Aztèques qui lui donnèrent le nom de pipiltzitzintli. Elle était probablement utilisée comme substitut des champignons hallucinogènes (psilocybes) quand ces derniers n’étaient pas disponibles (Schultes et Hofmann, 1980). Les feuilles séchées peuvent être fumées ou consommées fraîches. Dans ce cas, elles sont sucées longuement ou mâchées. L’effet apparaît après une dizaine de minutes et dure environ 30 minutes si on utilise au moins une dizaine de feuilles. Lorsque la plante séchée est fumée, l’effet psychotrope est beaucoup plus rapide : légère euphorie, puis visions étranges et très différentes de celles provoquées par les autres hallucinogènes naturels (Râtsch, 2001). Les principes actifs sont des diterpènes qui ont été dénommés salvinorines.
Le terme yopo désigne les graines de diverses espèces de la famille Leguminosae, dont l’espèce type est Anadenanthera peregrina (L) Speg. Cet arbre, d’une hauteur de 5 à 15 mètres, se trouve au Brésil, en Colombie et au Venezuela. Ses graines revêtent un grand intérêt ethno-pharmacologique et ont été utilisées à l’époque précolombienne. La première mention a été faite en 1560 par un missionnaire espagnol en Colombie : « Les Indiens qui prennent du yopo deviennent somnolents tandis que dans leurs rêves, le Diable leur montre toutes les vanités et corruptions qu’il désire leur faire voir. » (Mann, 1996). Les graines séchées sont finement pulvérisées, additionnées de cendres de bois ou de coquilles d’escargots pulvérisées, et généralement légèrement torréfiées. L’ajout de cendres ou de coquilles d’escargots rend le tout basique et libère les principes actifs qui sont des alcaloïdes. La poudre est alors administrée par prise nasale. Ces graines contiennent des dérivés de la N,N-diméthyltryptamine, dont la 5-méthyl-bufoténine qui est une molécule particulièrement active. L’effet est pratiquement immédiat, mais est de courte durée (10 à 15 minutes). Il se caractérise par des hallucinations avec déformation des objets et une perte de la faculté de coordination. La dose est de l’ordre de 1 gramme de poudre. Parfois, la poudre est appliquée par voie orale et les alcaloïdes lipophiles passent rapidement dans le circuit sanguin via les muqueuses. Les hallucinations sont de type psychédélique et ressemblent beaucoup à celles induites par le LSD.
Entre 1960 et 1970, divers articles furent publiés sur les vertus psychédéliques de la peau de banane, le fruit du bananier ou Musa x paradisiaca L. ou Musa x sapientum L. (Musaceae) qui sont des hybrides (Krikorian, 1968). Dans ces articles, il était fait mention que fumer la peau séchée de la banane bien mûre provoquait les mêmes effets que fumer du cannabis. Le chanteur rock Donovan a contribué massivement à répandre cette rumeur par sa célèbre chanson Mellow Yellow, ainsi que l’édition d’avril 1967 du Time Magazine dans laquelle est paru un article intitulé « Tripping on babana peels » (Râtsch, 2001). L’affaire prit une telle ampleur que le gouvernement des Etats-Unis forma un groupe d’experts pour déterminer si la peau de banane doit être placée dans la liste des stupéfiants. Qu’en est-il ? La pelure de banane contient de la dopamine (environ 70 mg/100 g) qui est un neurotransmetteur présent dans le cerveau humain. Lors du vieillissement de la banane, la peau devient brune, puis noire. Lors de ce phénomène, la dopamine est transformée en noradrénaline, un autre neurotransmetteur. La peau de banane contient aussi la sérotonine (5-hydroxytryptamine), encore un neurotransmetteur. Il est possible que la présence de ces neurotransmetteurs induise un effet stimulant, voir euphorisant. Mais il faudrait alors fumer plusieurs dizaines de grammes de peau de banane séchée ! Episodiquement, les rumeurs sur les vertus psychotropes de la peau de banane resurgissent, mais l’efficacité réelle de cette « drogue » reste douteuse.
La peau de banane qui noircit : certains la fument
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Aesculus hippocastanum 104 Amanita caesarea 62 Amanita muscaria 61 Amanita pantherina 62 Amanita phalloides 63 Amanita rubescens 63 Amanita strobiliformis 67 Anadenanthera peregrina 120 Anhalonium lewinii 55 Areca catechu 90, 93 Atropa belladonna 102, 103 Banisteriopsis caapi 116, 117 Brugmansia suaveolens 112 Brugmansia versicolor 112 Bufo alvarius 71, 72 Bufo marinus 72 Bufo vulgaris 71 Cannabis sativa 14, 25 Capsicum annuum 91 Capsicum frutescens 91 Catha abbottii 51 Catha edulis 51 Catha spinosa 51 Catha transvaalensis 51 Chelidonium majus 40 Claviceps purpurea 81, 89 Cocos nucifera 90 Coffea arabica 51 Cola nitida 31 Copelandia cyanescens 77 Crocus sativus 116 Datura stramonium 102, 104 Datura suaveolens 112 Echinocactus williamsii 55 Erythroxylum catuaba 28 Erythroxylum coca 28 Erythroxylum novogranatense 28 Eschscholtzia californica 39 Euonymus europea 51, 54 Euonymus latifolia 51 Evonymus europaeus 51 Humulus lupulus 14, 25 Hyoscyamus niger 102, 105 Hypericum perforatum 98 înocybe geophylla 74 Inocybe haemacta 77 îpomoea corymbosa 118 Ipomoea violacea 119 Lophophora williamsii 55, 60 Mandragora officinarum 102, 106
Maytenus parviflora 51 Musa x paradisiaca 121 Musa x sapientum 121 Myristica fragrans 114 Panaeolus cyanescens 77 Panaeolus papilionaceus 77 Papaver bracteatum 39 Papaver croceum 39 Papaver dubium 39 Papaver occidentale 39 Papaver rhoeas 39 Papaver somniferum 39 Peyote zacatecensis 55 Phoenix dactylifera 90 Piper auritum 92 Piper betle 93, 94 Piper methysticum 92, 96, 97, 98 Piper nigrum 90, 91, 94, 96 Psilocybe aztecorum 73 Psilocybe caerulea 77 Psilocybe coprophila 75 Psilocybe cubensis 75 Psilocybe cyanescens 75 Psilocybe mexicana 69 Psilocybe phyllogena 75 Psilocybe rhombispora 75 Psilocybe semilanceata 61, 73 Psilocybe strictipes 74 Psychotria viridis 116 Psylocybe mexicana 61 Rivea corymbosa 118 Sabal serrulata 90 Salvia divinorum 120 Sanguinaria canadensis 40 Schinus terebinthifolius 91 Secale cereale 80 Secale cornutum 80, 83 Serenoa repens 90 Silybum marianum 63 Stropharia caerulea 77 Strychnos nux-vomica 104 Tabernanthe iboga 49, 117 Trichocereus pachanoi 59 Trichocereus peruvianus 60 Tuber melanosporum 25 Turbina corymbosa 118, 119 Urtica dioica 14
acide iboténique 66, 67
acide lysergique 85, 86, 119
acide méconique 47
acide tétrahydrocannabinolique 20
acide THC 20, 21
acide g-aminobutyrique 66
agaric moucheté 61
amanite de César 62
amanite panthère 62, 63, 65
amanite phalloïde 63, 64
amanite rougissante 63
amanite tue-mouches 61, 64, 65, 68,
113
amatoxines 63, 64 amavadine 67
amphétamine 34, 51, 53, 92 androsténol 25 arécaïdine 94 arécoline 94 atropine 108, 109 ayahuasca 116
belladone 101, 104, 109, 110
bufoténine 71, 72, 120
cactus 8, 12, 55
cactus de San Pedro 12, 59
caféine 12, 31, 53, 85
cannabidiol 20, 26
cannabinol 20, 30
cannabis 8, 11, 116, 121
cat 51
cath 51
cathine 53
cathinone 12, 53, 54 CBD 20, 26 CBN 20
champignons 8, 12, 61, 88, 113, 116, 120
champignons hallucinogènes 8, 12,
61, 88, 113, 117, 120
chanvre 8, 14
chanvre à drogue 14
chanvre à fibres 14
chanvre à résine 14
chanvre indien 14
chardon Marie 63, 64
chélidoine 40
chique de bétel 90
coca 12, 28
cocaïne 28, 31, 32, 49, 116, 117 codéine 50 coquelicot 39 crack 33, 37, 38 diacétyl-morphine 48 diéthylamide de l’acide lysergique 86, 119
dopamine 33, 72, 85, 121 ecgonine 12, 32, 34, 35 ergométrine 85 ergot de seigle 12, 80 ergotamine 85 ergotoxine 84, 85 éthylcocaïne 37 fausse oronge 61, 66 feuille de coca 28 GABA 66
haschisch 17, 18, 30
héroïne 7, 35, 39, 46, 88, 117
5-hydroxy-N, N-diméthyltryptamine 71
hyoscyamine 108
iboga 12, 49, 117
ibogaïne 12, 49, 117
jusquiame noire 102, 105, 109
kat 51
kawa 92, 96 kawaïne 97 kawa-kawa 96 kawalactones 97 khat 12, 51, 53, 54 LAAM 49 laudanum 46
LSD 12, 21, 58, 69, 72, 80, 84, 117, 119, 120
mandragore 101, 107 marijuana 19, 21 marronnier d’Inde 104 mate de coca 34 mescaline 12, 55, 88 méthadone 49 5-méthylbufoténine 71, 120 millepertuis 98 morphine 12, 35, 39, 46-50 muscaaurine 66 muscade 114, 116 muscaflavine 66 muscapurpurine 66 muscarine 66, 74 muscazone 66 muscimol 66 myristicine 115
N,N-diméthyltryptamine 71, 117, 120 nicotine 30 noix d’arec 92 noix de cola 12, 31 noix de muscade 114, 115 noix vomique 104 noradrénaline 22, 58, 85 ololiuqui 118, 119 opium 12, 18, 35, 39 papavérine 50 pavot 12, 18
pavot de Californie 39, 41 pavot d’Islande 39, 40 peau de banane 120, 121 peyotl 8, 55, 88 poivre 90, 91, 96 poivre d’or 92 poivre rose 91 psilocine 12, 69, 70 psilocybe 12, 61, 68, 73, 120 psilocybine 12, 60, 70, 73 safran 116 safrol 92, 115
San Pedro 59 sanguinaire 40 sauge divinatoire 119 scopolamine 108, 109, 110, 111, 112
sérotonine 21, 72, 85, 116, 121 silybine 64 speed-ball 49
stramoine 101, 104, 110, 111, 112 teonanacatl 61 tétrahydrocannabinol 20, 30 THC 12, 14, 18, 20, 30 thébaïne 39, 50 trompette des anges 111 tschai 51 tschat 51 tschât 51
Vin tonique Mariani 30 yopo 120
Tout savoir sur les plantes qui deviennent des drogues
Depuis la nuit des temps, l'homme a été fasciné par les plantes, d'abord pour se nourrir, ensuite pour se soigner. Au cours de son histoire, l'homme remarqua aussi que certaines espèces végétales agissaient sur son esprit, son psychisme et lui permettaient de s'élever au-dessus de sa condition, de planer et parfois même d'entrer en communication avec les dieux. Ces plantes qui contiennent des substances psychotropes sont appelées drogues. Ce mot fait peur car il évoque souvent des stupéfiants qui engendrent la dépendance. Il est vrai que la consommation de plantes qui provoquent le bien-être, l'euphorie, le sentiment de se surpasser ou des hallucinations aboutit, une fois l'effet recherché touchant à sa fin, à l'irrésistible envie de recommencer.
Toutes les civilisations de tous les continents ont découvert et utilisé des plantes psychotropes tout au long de leur histoire : le pavot et le bétel en Asie, la coca en Amérique du Sud, le peyotl, en Amérique centrale, le cannabis en Arabie et en Europe et le khat en Afrique. En plus des plantes supérieures, il faut mentionner les champignons hallucinogènes comme l'amanite tue-mouches ou les psilocybes. Des substances chimiquement proches de celles des psilocybes se trouvent dans la sécrétion de la peau de quelques espèces de crapauds, ce qui conduit certains amateurs à lécher ces batraciens! Un autre champignon, l'ergot de seigle, a conduit à la découverte du LSD.
Les plantes psychotropes ont permis à des personnalités (écrivains, poètes, compositeurs, peintres) de se surpasser et de devenir célèbres. Mais l'état de dépendance induit par chaque drogue et ses conséquences sont aussi discutés et commentés. L'attrait des drogues au début de ce nouveau millénaire est toujours aussi grand et des millions de personnes en consomment chaque jour dans le monde entier.
L'histoire des drogues est présentée dans ce livre d'une manière scientifique, mais accessible à tous avec de nombreuses anecdotes, comme celle des plantes qui permettaient aux sorcières du Moyen-Âge de voler sur un manche de balai ou celle des personnes qui se droguent en buvant l'urine de consommateurs d'amanites tue-mouches.
Cette mise au point recense les principales drogues d'origine naturelle, leur histoire, le hasard de leur découverte et les dangers que peut représenter leur utilisation. Ce livre est un avertissement destiné aux jeunes tentés d'expérimenter des nouvelles sensations, à ceux qui ont goûté aux drogues, aux parents, aux enseignants et éducateurs car il contient de nombreuses informations très utiles. Il s'adresse aussi aux médecins, biologistes, pharmaciens et à toute personne désireuse de s'informer sur un sujet qui concerne chacun. Le livre est illustré par de nombreuses photographies en couleur des plantes traitées.
Le professeur Kurt Hostettmann est docteur en chimie, professeur et chercheur. Il s'intéresse aux plantes utilisées dans la médecine traditionnelle de divers pays. Sa renommée est internationale et ses ouvrages ont été traduits dans diverses langues.
782828
906863
Publié chez AT Verlag, Aarau 2001, 5e édition, 940 pages.