Si vous voulez exceller dans quelque chose,
vous devez aimer et vraiment aimer
ce que vous faites.
– Lora ZARUBIN
Quand on fait la liste de ce qu’on désire dans la vie, de ce qu’on veut accomplir et ressentir, on doit planifier activement ce qu’on fera demain, la semaine prochaine, le mois prochain. On doit se faire un plan pour être proactif. Autrement, on passe sa vie à être réactif. Or, être réactif nous permet rarement de nous épanouir pleinement et ne fait que nous bousculer d’un événement à l’autre.
Les possibilités d’amélioration de soi et de croissance sont infinies. Elles nous aident toujours à devenir plus autonomes et à laisser tomber toutes les formes de dépendance dans notre vie. Nous récoltons beaucoup plus de notre disposition à nous améliorer nous-mêmes que de la pratique de la passivité et de la conformité. L’amélioration de soi est une belle et parfois difficile démarche qui produit toutefois beaucoup de fruits.
Dans la vie, on n’a pas le choix d’expérimenter si on veut accéder à la compréhension. Se contenter d’analyser et de juger ne fera jamais de soi un expert. On a beau se dire que le feu brûle, qui ne s’est pas brûlé, ne serait-ce qu’une fois, à la flamme d’une chandelle? C’est la même chose pour tout dans la vie. On doit expérimenter, essayer, sentir, toucher, humer, pour véritablement comprendre. Autrement, on est comme des perroquets répétant des phrases qu’ils ne comprennent pas.
Si notre première réaction est de chercher le négatif dans toutes les circonstances, nous risquons de passer notre vie à blâmer tout le monde autour de nous. Cet état d’esprit nous fait alors nous poser en victimes qui, comme par magie, ne sont entourées que de mauvaises personnes. Nous arrivons ainsi à donner aux autres la responsabilité de notre vie misérable. Si nous veillons plutôt à rechercher les occasions positives, nous ouvrons la porte à une vie remplie de bienfaits et de gens merveilleux. La seule chose à faire, c’est d’être à l’affût de ces belles occasions!
Dans cette vie où tout va vite, la patience n’est pas facile. L’impatience est une forme d’égoïsme, une façon de dire que nos besoins et désirs sont plus importants que tout le reste sur la planète. Oui, l’Univers a prévu de combler nos désirs, mais les choses ont un rythme naturel qui ne relève pas de nous. Notre désir que les choses soient faites rapidement empêche parfois qu’elles soient bien faites.
Nous pouvons refuser de participer à toute forme de commérages et de rumeurs. Si nous voulons parler des autres, nous pouvons le faire en parlant de leur beauté intérieure, de ce que nous admirons en eux, de ce qui les rend uniques et spéciaux. Quand une personne nous prend à partie pour médire sur quelqu’un d’autre, ne serait-ce que pour se rendre intéressante, nous devons faire très attention, car sa prochaine conversation «intéressante» portera probablement sur nous.
Lorsqu’on se plaint, on manipule consciemment et inconsciemment les personnes à qui on se plaint. On joue avec leurs émotions et on espère ainsi leur soutirer un peu d’attention, de la pitié, etc. On est toutefois libre de choisir une forme d’interaction plus saine et plus respectueuse où chacun est nourri, où l’on exprime ses perceptions, sans essayer d’obtenir quelque chose ou de manipuler.
La seule manière de «profiter» de la présence d’une personne qui se plaint constamment, c’est d’endosser le rôle de l’observateur ironique. Il est plutôt intéressant d’observer une personne qui est continuellement insatisfaite dépenser tant d’énergie à n’exprimer que ses misères à tout le monde qui croise son chemin.
Pardonner, c’est choisir de ne plus porter le bagage des expériences passées. Il ne s’agit pas de reconnaître que les autres avaient raison de faire telle ou telle chose, mais simplement de ne pas les tenir responsables des expériences du passé qui nous ont fait grandir. Le pardon est une dynamique de l’énergie à l’intérieur de soi et non une question de morale. Les questions morales relèvent de l’Univers, pas de nous.
Nous devons tenter de comprendre ce qui a poussé une personne à nous décevoir ou à nous blesser. Peut-être qu’elle souffrait intérieurement, qu’elle éprouvait de l’insécurité, de la jalousie ou autre chose. Avec un cœur rempli d’amour, nous pouvons continuer à exprimer de la bienveillance à ces personnes. Il est important qu’elles sachent ce que nous n’avons pas aimé, que nous ne tolérerons pas d’être traités ainsi et que ce n’est pas acceptable, bien sûr, mais aussi que nous sommes prêts à passer à autre chose et à pardonner entièrement. Et même à ressentir de la compassion pour elles.
Nos sentiments sont directement connectés à nos pensées. En choisissant de nous voir forts, aimants, respectables et honorables, nous choisissons nos sentiments. Ceux-ci s’expriment dans nos propres mots, dans notre langage corporel et dans nos gestes. On peut aussi regrouper ces trois formes d’expression et appeler l’ensemble «attitude». Et notre attitude a le pouvoir d’engendrer une vie merveilleuse ou une vie misérable. À nous de choisir.
L’attitude que nous choisissons dictent la qualité de nos journées. Les mêmes situations de vie, si nous les voyons avec une attitude différente, peuvent être perçues aussi différemment que le jour et la nuit. Par exemple, nous pouvons nous lever le matin en nous demandant quelles belles choses nous vivrons durant la journée, ou en nous demandant quelle brique nous tombera sur la tête. Les circonstances qui existeront ce jour-là peuvent être bien vécues ou mal vécues, en grande partie selon l’attitude que nous aurons adoptée en nous levant.
Nous avons tous nos façons d’être heureux et satisfaits. Notre objectif est de trouver comment nous sentir ainsi plus souvent en empruntant le plus de raccourcis possible. Nous pouvons devenir habiles à cultiver le bonheur; il suffit d’être en prise sur notre for intérieur et ne pas avoir peur d’essayer de nouvelles choses. Ce qui nous a plu l’an dernier ne nous plaira pas forcément cette année. Nous changeons, nous évoluons, nous sommes toujours en mode renouvellement.
Quand on choisit d’être une force de l’amour, cela signifie qu’on est proactif et qu’on veille à relâcher, dès qu’elles font surface, les pensées qui contiennent une foule de choses négatives. Cela signifie aussi de choisir d’être maître de sa vie et de favoriser la pleine réalisation de son être. Un instrument astucieux de l’amour, voilà ce qu’il nous faut être pour mener une vie équilibrée, belle et productive!