— Environ trois ou quatre heures.

— Effectivement, c'est grand. Notre tarif est de vingt dollars de l'heure.

— D'accord.

— Quand voulez-vous que nous venions ?

— Eh bien, le précédent employé venait le lundi.

— Très bien. Lundi prochain 9 heures.

— Lundi prochain ?

— Il y a un problème ?

— Eh bien, non. Enfin, oui. Personne n'est venu lundi dernier, et si Byron

s'en aperçoit, il sera furieux.

Il y eut un court silence, et Ava regretta aussitôt cette confidence

personnelle. Que devait penser M. Morelli ?

— On dirait que c'est une urgence, dit-il enfin.

— Oui, en effet.

— Je suppose que ce Byron est votre mari ?

— Mon frère aîné. Vous savez ce que c'est...

— Pas vraiment. Je suis l'aîné de ma famille et, croyez-moi, ce n'est pas

toujours facile. Mais revenons à vos pelouses. J'ai bien peur que nous

n'ayons personne à vous envoyer. A moins que...

Un nouveau silence se fit entendre au bout de la ligne. Ava se surprit à

retenir son souffle, encore qu'elle n'aurait su dire pourquoi.

— Très bien, mademoiselle Whitmore. Je vais m'en occuper moi-même.

Donnez-moi juste vos coordonnées précises.

Ava se remit à respirer plus librement, et lui donna l'adresse exacte de

Belleview. Elle y ajouta son numéro de téléphone, en cas d'imprévu, et

raccrocha enfin. Puis elle resta à fixer le téléphone pendant un long

moment avant de se diriger lentement vers le premier étage. Là, son esprit