— Vous êtes une femme hors du commun... Ravissante... Intelligente...
Excitante...
Sans cesser de l'embrasser, il commença de déboutonner son tailleur. Il ne
s'écarta d'elle que le temps de lui ôter sa veste, puis revint à l'assaut. Ava
était déjà ivre de ses baisers et il lui semblait que, dans ses veines, une
liqueur brûlante s'était mêlée à son sang. Elle était si éperdue qu'elle avait
même cessé de s'inquiéter de ce que Vince penserait de son corps.
Sa jupe et ses chaussures suivirent bientôt le même chemin que sa veste,
et elle se retrouva exposée au regard de Vince, vêtue uniquement de son
body de satin crème et de ses bas. Mais lorsque Vince se pencha de
nouveau sur elle, ce fut à la base de son cou qu'il posa ses lèvres brûlantes.
Puis, d'une main, il entreprit de faire glisser les bretelles de soie de ses
épaules.
Des frissons d'expectative la parcoururent, lui donnant la chair de poule
au fur et à mesure que la bouche experte de son compagnon descendait
vers ses seins. Enfin, il en libéra les extrémités dressées et palpitantes,
aspira l'une d'elles entre ses lèvres, glissa une main vers l'autre et en
taquina le bourgeon entre deux doigts.
— Oh, mon Dieu...
Ava agrippait à présent les draps des deux mains, s'abandonnant à ce
délicieux tourment. Une tension à la fois sublime et insupportable la
ravageait, la déchirait.
De nouveau. Vince s'immobilisa brièvement, le temps de faire glisser le
fourreau de satin jusqu'à sa taille et de défaire les attaches qui retenaient
ses bas. Ava ouvrit la bouche pour protester, mais la main qui remonta le
long de ses cuisses lui fit l'effet d'une décharge électrique et lui coupa le
souffle. II lui semblait que, en matière de torture, celle qu'il avait infligée