12.

— J'ai commandé la moquette pour l'escalier, annonça Ava comme ils

descendaient les marches de marbre, main dans la main.

— Parfait. Dès qu'elle sera là, il nous faudra l'étrenner.

Ava s'arrêta et le fixa en rougissant. L'horloge, en bas, sonna 9 h 30.

— Est-ce que ça veut dire ce que je crois que ça veut dire ?

— Tu ne veux pas faire l'amour dans l'escalier ?

— Je... je ne sais pas, bredouilla-t-elle. Ce ne serait pas un peu

inconfortable ?

— Oh, je trouverai bien quelque chose...

Oui, elle n'en doutait pas. Ne venait-il pas de lui montrer que l'amour ne

se faisait pas uniquement dans un lit ? Il avait été ravi, en effet, de la voir

le rejoindre sous la douche. Ava, qui avait redouté qu'il n'appréciât plus

autant ses formes en pleine lumière, en avait été pour ses frais. Il avait

pris un évident plaisir à la savonner de la tête aux pieds, avant de l'inviter

à faire de même avec lui. D'abord timide, elle s'était enhardie et s'était

laissée aller à faire des choses qu'elle n'aurait jamais imaginées, même

dans ses fantasmes les plus fous.

Vince s'était bien volontiers abandonné, s'adossant aux carreaux trempés

de vapeur tandis qu'elle le menait au plaisir. Il lui suffisait d'ailleurs à la

faire frémir de la tête aux pieds. Jamais plus elle ne pourrait entrer dans

la douche sans se remémorer ce moment...

Une résurgence de désir lui assécha brusquement la gorge, elle s'humecta

les lèvres. Après tout, Vince n'avait peut-le pas tort... « Sexe » semblait