— Faire quoi ? demanda-t-il d'un air parfaitement innocent.

— Leur laisser croire que tu étais un homme dont on achète les faveurs !

— C'est toi qui as commencé, remarqua-t-il en riant.

— Est-ce que... est-ce que c'est vrai que tu as travaillé pour Catherine ?

— Oui.

— Elle dit que tu lui as fait des avances, et qu'elle a été obligée de te

renvoyer.

— Et tu l'as crue ?

— Non...

— Tu n'as pas l'air très sûre de toi.

— Il faut avouer qu'elle est très belle...

Vince ricana.

— Pas à mes yeux. Et c'est elle qui m'a fait des avances. Si du moins on

peut qualifier ainsi le fait de se déshabiller devant moi.

— Non !

— Si.

— Et tu l'as repoussée, comme tu as repoussé toutes ces autres femmes

dont tu m'as parlé ?

— Non.

Ava se figea dans ses bras.

— Non ?

— Tu ne comprends pas. Je n'ai pas touché cette garce. Mais il y a une

femme que je n'ai pas pu repousser. Elle était bien plus habile que toutes

les autres, bien plus sournoise.

— Oh..., dit Ava, tentant de lutter contre une affreuse poussée de jalousie.

Puis-je savoir de qui il s'agit ?

— Bien sûr. Je la tiens en ce moment dans mes bras.