2.

 

Nous demeurâmes une semaine en prison en attendant que s’achèvent les préparatifs de notre comparution devant le Tribunal à Salem. Et là, une fois de plus, malgré mes récents déboires et le souvenir des recommandations de John Indien, je me laissai prendre au piège de l’apparente amitié. Comme je grelottais et perdais mon sang dans le corridor où j’étais enchaînée, une femme passa la main à travers les barreaux de sa cellule et arrêta un des hommes de police :

— Ici, il y a place pour deux. Fais entrer cette pauvre créature !

La femme qui avait parlé ainsi était jeune, pas plus de vingt-trois ans, belle. Elle avait, sans modestie rejeté le béguin et montrait une luxuriante chevelure, noire comme l’aile d’un corbeau, qui aux yeux de certains devait à elle seule symboliser le péché et appeler le châtiment. De même, ses yeux étaient noirs, pas gris couleur d’eau sale, pas verts couleur de méchanceté, noirs comme l’ombre bienfaisante de la nuit. Elle alla chercher l’eau d’une cruche et s’agenouillant, s’efforça de laver les tumeurs de mon visage. Tout en s’activant ainsi, elle parlait comme pour elle-même, sans peut-être attendre de réponse :

— Quelle couleur magnifique a sa peau et comme elle peut sous ce couvert, dissimuler ses sentiments ! Peur, angoisse, fureur, dégoût ! Moi, je n’y suis jamais parvenue et les mouvements de mon sang m’ont toujours trahie !

J’arrêtai le va-et-vient de sa main :

— Maîtresse…

— Ne m’appelle pas « maîtresse ».

— Comment vous nommerai-je alors ?

— Mais par mon nom : Hester ! Et toi quel est le tien ?

— Tituba.

— Tituba ?

Elle répéta cela avec ravissement :

— D’où te vient-il ?

— Mon père me l’a donné à ma naissance !

— Ton père ?

Sa lèvre eut un rictus d’irritation :

— Tu portes le nom qu’un homme t’a donné ?

Dans mon étonnement, je fus un instant sans répondre, puis je répliquai :

— N’en est-il pas de même pour toute femme ? D’abord le nom de son père, ensuite, celui de son mari ?

Elle fit songeuse :

— J’espérais qu’au moins certaines sociétés échappaient à cette loi. La tienne, par exemple !

Ce fut à mon tour d’être songeuse :

— Peut-être en Afrique d’où nous venons, il en était ainsi. Mais nous ne savons plus rien de l’Afrique et elle ne nous importe plus.

Comme elle allait de long en large dans l’étroite cellule, je m’aperçus qu’elle était enceinte. J’étais encore plongée dans le saisissement, quand elle revint vers moi et interrogea avec douceur :

— J’ai entendu qu’ils t’appelaient « sorcière ». Que te reprochent-ils ?

Emportée cette fois encore par la sympathie que cette inconnue m’inspirait, je me mis en tête de lui expliquer :

— Pourquoi dans votre société…

Elle m’interrompit sauvagement :

— Ce n’est pas ma société. N’en suis-je pas bannie comme toi ? Enfermée entre ces murs ?

Je corrigeai :

— … dans cette société, donne-t-on à la fonction de « sorcière » une connotation malfaisante ? La « sorcière » si nous devons employer ce mot, corrige, redresse, console, guérit…

Elle m’interrompit d’un éclat de rire :

— Alors, tu n’as pas lu Cotton Mather !

Et elle se gonfla la poitrine en prenant un air solennel :

— « Les sorcières font des choses étranges et maléfiques. Elles ne peuvent pas faire de vrais miracles qui ne peuvent être accomplis que par les Élus et les Ambassadeurs du Seigneur. »

Je ris à mon tour et demandai :

— Qui est ce Cotton Mather ?

Elle ne répondit pas à ma question, mais au lieu de cela, me prit le visage entre les paumes :

— Tu ne peux pas avoir fait de mal Tituba ! De cela, je suis sûre, tu es trop belle ! Même s’ils t’accusaient tous, moi, je soutiendrais ton innocence !

Emue au-delà de toute expression, je m’enhardis à lui caresser le visage et murmurai :

— Toi aussi, tu es belle, Hester ! De quoi t’accusent-ils ?

Elle dit rapidement :

— D’adultère !

Je la regardai avec épouvante, car je savais la gravité de l’offense aux yeux des Puritains. Elle poursuivit :

— Et pendant que je croupis ici, celui qui m’a planté cet enfant dans le ventre va et vient librement.

Je soufflai :

— Pourquoi ne le dénonces-tu pas ?

Elle pirouetta sur elle-même :

— Ah ! tu ne sais pas le plaisir de la vengeance !

— De la vengeance ? J’avoue que je ne te suis pas !

Elle fit avec une sauvage passion :

— De nous deux, crois-moi, je ne suis pas la plus à plaindre. Du moins, s’il a une conscience, ce qu’on peut attendre d’un homme de Dieu.

J’étais de plus en plus perplexe. Elle dut s’en apercevoir, car elle vint s’asseoir à côté de moi sur le bat-flanc crasseux :

— Il faut peut-être que je commence par le commencement si je veux que tu comprennes quelque chose à mon histoire.

Elle prit une profonde inspiration et moi, j’étais suspendue à ses lèvres :

— Dans les flancs du Mayflower, le premier navire qui ait abordé sur cette côte, il y avait mes deux ancêtres, le père de mon père et celui de ma mère, deux farouches « Séparatistes » qui venaient faire éclore le royaume du Vrai Dieu. Tu sais combien pareils projets sont dangereux et je passerai sur la férocité avec laquelle leurs descendants ont été élevés. Grâce à cela, ils ont produit une flopée de Révérends qui lisaient dans le texte Cicéron, Caton, Ovide, Virgile…

Je l’interrompis :

— Je n’ai jamais entendu parler de ces gens-là !

Elle leva les yeux au ciel :

— Grand bien te fasse ! Moi, j’avais le malheur d’appartenir à une famille qui croyait à l’égalité des sexes et, à l’âge où l’on joue sainement à la poupée, mon père me faisait réciter mes classiques ! Où en étais-je ? Ah, oui ! À seize ans, on m’a mariée à un Révérend, ami de ma famille qui avait enterré trois épouses et cinq enfants. L’odeur de sa bouche était telle que, pour mon bonheur, je m’évanouissais dès qu’il se penchait sur moi. Tout mon être se refusait à lui, pourtant il m’a fait quatre enfants qu’il a plu au Seigneur d’enlever à la terre — au Seigneur et à moi aussi ! car il m’était impossible d’aimer les rejetons d’un homme que je haïssais. Je ne te cacherai pas, Tituba, que le nombre de potions, décoctions, purgatifs et laxatifs que j’ai pris pendant mes grossesses a aidé à cet heureux aboutissement.

Je murmurai pour moi-même :

— Moi aussi, j’ai dû tuer mon enfant !

— Heureusement, il y a un peu plus d’un an, il est parti pour Genève conférer avec d’autres Calvinistes sur ce problème des Élus et c’est alors… C’est alors…

Elle s’interrompit et je compris que malgré ses rodomontades, elle aimait encore son bourreau. Elle reprit :

— La beauté chez un homme a quelque chose d’indécent. Tituba, les hommes ne devraient pas être beaux ! Deux générations d’Elus stigmatisant la Chair et le Plaisir avaient donné naissance à cet être qui faisait irrésistiblement penser au plaisir de la chair. Nous commençâmes par nous rencontrer sous prétexte de discuter du piétisme allemand. Puis nous nous retrouvâmes dans son lit pour faire l’amour et voilà où j’en suis !

Elle entoura son ventre de ses mains. Je demandai :

— Qu’est-ce qui va se passer ?

Elle haussa les épaules :

— Je ne sais pas !… Je crois qu’on attend le retour de mon mari pour statuer sur mon sort.

J’insistai :

— Quelle peine risques-tu ?

Elle se leva :

— On ne lapide plus les femmes adultères. Je crois qu’elles portent sur la poitrine une lettre écarlate !

Ce fut à mon tour de hausser les épaules :

— Si ce n’est que cela !

Mais j’eus honte de ma légèreté quand je vis l’expression de son visage. Cette créature aussi bonne que belle, souffrait le martyre. C’était, cette fois encore, une victime que l’on traitait en coupable ! Les femmes sont-elles condamnées à cela dans ce monde ? Je cherchai quelque moyen de lui redonner espoir et soufflai :

— N’es-tu pas enceinte ? Il faut vivre pour ton enfant.

Elle secoua fermement la tête :

— Il faut simplement qu’elle meure avec moi. Je l’ai déjà préparée à cela, la nuit quand nous nous entretenons. Tu sais, elle nous écoute en ce moment. Elle vient de frapper à la porte de mon ventre pour attirer mon attention. Tu sais ce qu’elle désire ? Que tu nous racontes une histoire ! Une histoire de ton pays ! Fais-lui plaisir, Tituba !

Calant la tête contre cette douce élévation de chair, ce morne de vie, afin que le petit être qu’il abritait fût tout près de mes lèvres, je commençai de raconter un conte et les paroles empruntées au rituel aimé, toujours présent, vinrent illuminer notre triste enclos :

 

— Tim tim, bois sèche !

— La cour dort ?

— Non, la cour ne dort pas !

— Si la cour ne dort pas, alors qu’elle écoute, qu’elle écoute cette histoire, mon histoire. Au temps longtemps, quand le diable avait encore ses culottes courtes, découvrant des genoux noueux et bosselés de cicatrices, vivait dans le village du Wagabaha, au sommet d’un morne tout pointu, une jeune fille qui n’avait ni père ni mère. Un cyclone avait emporté la case de ses parents et miracle, l’avait laissée, bébé flottant dans son berceau comme Moïse sur les eaux. Elle était seule et triste. Un jour comme elle prenait sa place dans son banc à l’église, elle vit debout non loin de la chaire, un grand nègre, vêtu de drill blanc, sous un chapeau de paille à ruban de couleur noire. Mon Dieu, pourquoi les femmes ne peuvent-elles se passer des hommes ? Pourquoi ? Pourquoi ?

— Père défunt, mère défunte, il me faut cet homme, sinon j’en mourrai !

— Sais-tu à propos s’il est bon, s’il est mauvais, si seulement c’est un humain, si c’est le sang qui irrigue ses veines ? Peut-être est-ce quelque humeur malodorante et visqueuse qui afflue jusqu’à son cœur ?

— Père défunt, mère défunte, il me le faut sinon j’en mourrai !

— Bon, si tu le veux, tu l’auras !

Et la jeune fille quitta sa case, sa solitude, pour l’inconnu en habit de drill et tout doucement sa vie devint un enfer. Ne pouvons-nous garder nos filles des hommes ?

Là, Hester m’interrompit, consciente de l’angoisse de ma voix :

— Quelle histoire me racontes-tu là, Tituba ? N’est-ce pas la tienne ? Dis-moi ? dis-moi ?

Mais quelque chose me retint de me confier.

Hester m’apprit à préparer ma déposition.

Parlez d’une fille de Révérend pour en savoir un bout sur Satan ! N’avait-elle pas rompu le pain avec lui depuis l’enfance ? Ne s’était-il pas vautré sur son édredon dans sa chambre sans feu en la fixant de ses prunelles jaunâtres ? N’avait-il pas miaulé dans tous les chats noirs ? Coassé dans les grenouilles ? Et même fait la ronde dans les souris grises ?

— Fais-leur peur, Tituba ! Donne-leur-en pour leur argent ! Décris-le sous la forme d’un bouc avec un nez en forme de bec d’aigle, un corps tout couvert de longs poils noirs et, attachée à la taille, une ceinture de têtes de scorpions. Qu’ils tremblent, qu’ils frémissent, qu’ils se pâment ! Qu’ils dansent au son de sa flûte, perçue dans le lointain ! Décris-leur les réunions de sorcières, chacune arrivant sur son balai, les mâchoires dégoulinantes de désir à la pensée du banquet de fœtus et d’enfants nouveau-nés qui serait servi avec force chopes de sang frais…

J’éclatais de rire :

— Voyons, Hester, tout cela est ridicule !

— Mais puisqu’ils y croient ! Que t’importe, décris !

— Me conseilles-tu, toi aussi, de dénoncer ?

Elle fronça le sourcil :

— Qui t’a donné ce conseil ?

Je ne répondis pas et elle se fit grave :

— Dénoncer, dénoncer ! Si tu le fais, tu risques de devenir pareille à eux dont le cœur n’est qu’ordures ! Si certains t’ont fait nommément du mal, venge-toi si cela peut te faire plaisir. Sinon, laisse planer un nuage de doute auquel, crois-moi, ils sauront donner forme. Au bon moment, tu crieras : « Ah, je ne vois plus ! Ah, je suis aveugle ! » Et le tour sera joué !

Je dis férocement :

— Ah ! Je me vengerai de Sarah Good et Sarah Osborne qui m’ont si gratuitement dénoncée !

Elle éclata de rire :

— Ça oui ! Elles sont trop laides pour vivre de toute façon ! Allons, recommençons la leçon. Comment est Satan ? N’oublie pas qu’il a plus d’un déguisement dans son sac. Voilà pourquoi depuis le temps qu’ils lui courent après, les hommes ne l’ont pas encore attrapé ! Parfois, c’est un homme tout noir…

Là, je l’interrompis avec inquiétude :

— Si je dis cela, ne va-t-on pas songer à John Indien ?

Elle eut un haussement d’épaules irrité, car elle s’irritait aisément, Hester !

— Laisse-moi la paix avec ton triste sire ! Il ne vaut pas mieux que le mien. Est-ce qu’il ne devrait pas être là à partager ton angoisse ? Blancs ou Noirs, la vie sert trop bien les hommes !

J’évitais de parler à Hester de John Indien, car je savais trop ce qu’elle m’en dirait et n’envisageais pas de le supporter.

Cependant, au fond de moi-même quelque chose me soufflait qu’elle disait vrai. La couleur de la peau de John Indien ne lui avait pas causé la moitié des déboires que la mienne m’avait causée. Même, toutes Puritaines qu’elles fussent, certaines ne s’étaient pas privées d’avoir une petite conversation roucoulante avec lui :

— John Indien, on dit que tu chantes si bien et pas seulement les psaumes !

— Moi, maîtresse !

— Mais oui, quand tu bêches la terre de Deacon Ingersoll, on dit que tu chantes et danses en même temps…

Et une rancœur peut-être injuste naissait en moi !

Quand nous ne répétions pas ma déposition, Hester et moi parlions de nous-mêmes. Oh, que j’aimais l’entendre parler !

— Je voudrais écrire un livre, mais hélas ! les femmes n’écrivent pas ! Ce sont seulement les hommes qui nous assomment de leur prose. Je fais une exception pour certains poètes. As-tu lu Milton, Tituba ? Ah, j’oubliais, tu ne sais pas lire ! Paradise Lost, Tituba, merveille des merveilles !… Oui, je voudrais écrire un livre où j’exposerais le modèle d’une société gouvernée, administrée par les femmes ! Nous donnerions notre nom à nos enfants, nous les élèverions seules…

Je l’interrompais moqueusement :

— Nous ne pourrions les faire seules, tout de même !

Elle s’attristait :

— Hélas non ! Il faudrait que ces brutes abhorrées participent l’espace d’un moment…

Je la taquinais :

— Un moment pas trop court ! J’aime bien prendre mon temps !

Elle finissait par rire et m’attirait contre elle :

— Tu aimes trop l’amour, Tituba ! Je ne ferai jamais de toi une féministe !

— Une féministe ! Qu’est-ce que c’est que cela ?

Elle me serrait dans ses bras et me couvrait de baisers :

— Tais-toi ! Je t’expliquerai cela plus tard !

Plus tard ? Y aurait-il un plus tard ?

Le jour approchait où nous devions être ramenées à Salem pour être jugées et qu’adviendrait-il de nous ?

Hester avait beau me répéter qu’une loi du Massachusets accorde la vie à la sorcière qui se confesse, j’avais peur.

Parfois ma peur était comme un enfant dans le ventre de sa mère. Il se tourne de droite et de gauche, il donne des coups de pied. Parfois elle était comme une bête méchante qui me déchirait le foie de son bec. Parfois elle était comme un boa constrictor qui m’étouffait de ses anneaux. J’entendais dire que la maison de réunion de Salem avait été élargie pour pouvoir accommoder non seulement les habitants du village, mais ceux des alentours qui voudraient prendre part au grand festival. J’entendais dire qu’on y avait dressé une estrade sur laquelle nous nous tiendrions, Sarah Good, Sarah Osborne et moi, afin que tous puissent se repaître de notre vue. J’entendais dire que des juges avaient été nommés, membres du Tribunal Suprême de la Colonie, connus pour la droiture de leurs vies et l’intransigeance de leur foi : John Hathorne et Jonathan Corwin.

Que pouvais-je donc espérer ?

Même si on me laissait la vie, à quoi me servirait-elle ? John Indien et moi, pourrions-nous libérer de notre servitude et prendre place à bord d’un navire faisant voile vers la Barbade ?

Je la retrouve, cette île que j’avais crue perdue ! Pas moins fauve, sa terre. Pas moins verts, ses mornes. Pas moins violacées, ses cannes Congo, riches d’un suc poisseux. Pas moins satinée, la ceinture émeraude de sa taille. Mais les hommes et les femmes y souffrent. Ils sont dans l’affliction. On vient de pendre un nègre au faîte d’un flamboyant. La fleur et le sang se confondent. Ah oui, je l’oubliais, notre esclavage n’est pas terminé. Oreilles coupées, jarrets coupés, bras coupés. Nous explosons dans l’air comme des feux d’artifice. Voyez les confettis de notre sang !

Quand j’étais dans cette humeur-là, Hester ne pouvait rien pour moi. Elle avait beau s’escrimer à des paroles réconfortantes, je ne l’entendais pas. Alors, elle glissait entre mes lèvres un peu de rhum, don d’un des hommes de police, et peu à peu, je m’assoupissais. Man Yaya et Abena ma mère venaient alors se relayer dans mon esprit. Elles me répétaient tendrement :

— Pourquoi trembles-tu ? Est-ce que nous ne t’avons pas dit que de cela, tu serais la seule à sortir vivante ?

Peut-être. Mais la vie me causait autant de frayeur que la mort, surtout si loin des miens.

Malgré l’amitié d’Hester, la prison me laissa une impression ineffaçable. Cette sombre fleur du monde civilisé m’empoisonna de son parfum et jamais plus par la suite, je ne respirai de même façon. Incrustée dans mes narines, l’odeur de tant de crimes : matricides, parricides, viols et vols, homicides et meurtres et surtout, l’odeur de tant de souffrances.

Le 29 février, nous reprîmes le chemin du village de Salem. Pendant tout le trajet, Sarah Good m’accabla d’injures et de malédictions. À l’en croire, c’était ma seule présence qui avait causé tant de mal à Salem.

— Négresse, pourquoi as-tu quitté ton Enfer ?

J’endurcis mon cœur. De celle-là, ah oui, je me vengerai sans tarder !