Sarkozius III
Enveloppement par les ailes, écrasement du centre (pauvre Bayrounus en fuite, « mon royaume pour un tracteur ! »), force et rapidité de l'exécution, de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace. Sarkozius, une fois couronné, nomme un certain Fillonus à la figuration taciturne, mais, en réalité, Guéantus surplombe la scène. Les potiches raflées font déjà la gueule ? Qu'ils la bouclent, et se contentent d'être sur la photo. Le 14 juillet, défilé des légions, chacune avec son fanion régional. L'Empereur, au comble du bonheur, désigne sa femme au peuple : « N'est-ce pas qu'elle est belle ? » La première dame de l'Empire n'a pas l'air convaincue, mais elle est là, elle sera de plus en plus là, on a des rôles pour elle dans le grand film en cours. Film étonnant où Sarkozius, un peu à la Louis de Funès (célèbre acteur de l'époque), fait merveille de façon planétaire. On le voit avec Bush, il est déjà avec Poutine, le meilleur moment étant celui où il s'amuse, comme un enfant, avec la grosse Angela Merkel. Nicolas ! Angela ! Dans nos bras ! Les voilà en train d'échanger des maillots d'Airbus, ils sont à la récré, les employés n'en croient pas leurs yeux, mais ça marche. Le dernier grand coup d'éclat, ce sont les infirmières bulgares. Cécilia est parfaite, Sarkozius a un rêve africain, il ira voir le super humaniste Kadhafi à Tripoli, mais, croyez-moi, Kadhafi, bien fol est qui s'y fie.
L'opéra du futur ne s'appellera plus Così fan tutte, mais Sarko fa tutto. Bravo.
29/07/2007