Chocoholic
Vincent a toujours aimé le chocolat, du plus loin qu'il s'en souvienne. Mais depuis deux mois, date correspondant à une période de grand stress professionnel, son envie de chocolat devient presque infernale : il ne peut plus s'en passer, arrivant à dévorer trois tablettes chaque jour. Il est devenu chocoholic.
Diagnostic
Une personne « chocoholic » éprouve le besoin compulsif de consommer du chocolat. Ce terme pourrait correspondre au mot alcoolique utilisé pour les personnes consommant beaucoup d'alcool.
Cet état est parfois comparé par certains professionnels à une addiction ou une « douce toxicomanie », car la consommation de chocolat provoque un véritable plaisir.
La plupart des « chocoholics » consomment du chocolat sans aucune culpabilité. Certains d'entre eux sont capables de faire des kilomètres pour acheter du chocolat et de prendre leur voiture en pleine nuit.
La chocolatomanie, autre terme assez proche et plus souvent employé, témoigne chez certaines personnes d'un trouble du comportement alimentaire mineur. Cette « petite pathologie » touche plus souvent les femmes et les personnes sportives.
Le chocolat est composé de plusieurs centaines de molécules différentes, souvent en quantité infinitésimale. Parmi elles, certaines présentent des propriétés modifiant le psychisme pouvant expliquer le désir pulsionnel et irrésistible de consommer du chocolat en raison de son effet antidépresseur, anxiolytique et stimulants.
L'addiction au chocolat est liée à certaines substances qui stimulent le cerveau et activent le système de récompense. Le chocolat, qu'on appelle encore « drogue douce » comprend du magnésium, ayant un effet sédatif et anxiolytique, de la phényéthylamine et du salsolinol ayant des propriétés antidépresseurs, de la caféine aux effets stimulants, de l'anandamide provoquant une sensation de bien être, et du cacao aux propriétés antioxydantes grâce à sa teneur en polyphénols. La théobromine, autre substance très présente dans le chocolat, agit sur notre humeur et a un effet dynamisant. Elle intervient au niveau de la zone du cerveau impliquée dans la sensation de plaisir, et permet une plus grande libération de dopamine, à l'origine de la sensation de plaisir, de bien être et d'un effet anxiolytique
Les effets secondaires d'une consommation importante de chocolat sont rares, comme les céphalées et l'insomnie. La prise de poids semble quant à elle négligeable. Il n'existe pas de troubles du comportement.
Il est néanmoins conseiller d'éviter de consommer du chocolat de mauvaise qualité, ceux par exemple contenant trop d'additifs, de sirop de glucose ou de matières grasses végétales comme l'huile de palme.