Dom Juan

La Porsche rouge s'engouffre sous le tunnel de Saint-Cloud, laissant derrière elle Paris qui s'éveille à peine. La voix de Phil Collins envahit l'habitacle, et couvre en partie le ronronnement feutré du moteur. La ventilation, poussée au maximum, brasse des relents de cuir, de tabac froid et de parfum capiteux, derniers témoins d'une nuit qui, encore une fois, s'est prolongée jusqu'à l'aube. Au volant de sa voiture, Christian cligne des yeux. Il a du mal à maintenir son attention sur le ruban d'asphalte de la route. Le double espresso, avalé à la hâte avant de partir, debout, devant le comptoir-cuisine du living, n'a pas encore agi. Il est vrai que trois heures de sommeil, c'est sans doute un peu juste ! Mais depuis sa rencontre avec Florence, le jeune homme a plus que jamais l'impression qu'il n'y a pas une seconde à perdre. À 38 ans, alors que tout semble lui sourire, il ne peut vivre que dans l'urgence.

Tandis qu'il essaie de se concentrer sur sa conduite, Christian récapitule le programme de sa journée. Il a rendez-vous à 10 heures avec le directeur de production d'une grosse usine de cellulose située au Pont-de-l'Arche, en grande banlieue rouennaise. Il sait qu'il n'échappera pas à la visite des ateliers, aux commentaires enthousiastes des contremaîtres rasés de près pour la circonstance, ni à l'interminable déjeuner d'affaires qui prolonge inéluctablement ce genre de festivités.

D'ordinaire, ces journées de fou ne l'effraient pas. Au contraire. Il a besoin de ce trop-plein d'activités.

Les premiers rayons du soleil jettent sur le paysage un éclat froid, presque métallique. Passé le triangle de Rocquencourt, la circulation est devenue plus fluide. Le seul danger : les poids lourds qui déboîtent sans crier gare. Mais les puissantes accélérations de la Porsche lui permettent de faire le vide sur la route, à grands coups d'appels de phares. Christian est maintenant plus détendu. Il se sent de nouveau en pleine possession de ses moyens. Par la vitre entrebâillée lui parvient un courant d'air frais qui lui fouette le visage. Il tend le bras vers le paquet de cigarettes posé sur le tableau de bord. Puis renonce. Il a déjà trop fumé hier soir.

Ses pensées se fixent à nouveau sur Florence qu'il imagine endormie, ses cheveux blonds étalés sur l'oreiller. Sa rencontre avec elle, il n'en revient toujours pas. Quel cadeau ! « Elle est trop bien pour moi », ne cessait-il de se répéter au début de leur relation, car il craignait qu'elle ne le quitte pour un autre.

Florence est directrice de casting. Elle travaille surtout pour le cinéma et la télévision, plus rarement pour la pub. Grâce à elle, il a découvert un autre monde, celui des comédiens, des artistes, des créateurs, un monde radicalement différent de celui de l'industrie dans lequel il navigue à l'accoutumée pour le compte de l'agence.

Arrivé au péage de Mantes, Christian insère sa carte de crédit dans la fente de la machine automatique. Il attrape le reçu au vol et accélère pour franchir la barrière qui se soulève. Il se rappelle soudain qu'il a promis de réveiller Florence par téléphone. Il saisit le combiné situé entre les deux sièges de cuir noir, et s'apprête à composer le numéro qu'il connaît par cœur. Par habitude, il lève les yeux vers le pare-brise. Un mur de fer se dresse devant lui. « Merde, le con ! »

Deux camions roulent de front, obstruant tout l'espace disponible. Une seule issue : la bande d'arrêt d'urgence. Christian lâche l'appareil téléphonique qu'il tenait dans sa main droite et s'agrippe au volant. Il appuie avec brutalité sur la pédale de frein. Il entend, comme dans un mauvais rêve, le crissement des pneus qui s'accrochent au bitume. Une odeur de caoutchouc brûlé envahit l'intérieur de la voiture. In extremis, il tente un débordement vers le bas-côté. Il perçoit un bruit de ferraille. Sa tête heurte la vitre latérale. Tout se brouille. La Porsche est emportée dans un interminable tête-à-queue qui s'achève contre la barrière de sécurité.

Quand Christian reprend ses esprits, c'est d'abord le silence qui le frappe. Son premier réflexe est de se regarder dans le rétroviseur : il semble qu'il n'ait rien. Il tente d'ouvrir la portière, de sortir de là au plus vite. Mais une douleur fulgurante lui coupe le souffle. Il est au bord de l'évanouissement.

« Ma jambe, je ne peux plus la bouger », gémit-il.

Il s'affole, et se voit déjà paralysé. Par chance, le poste de police n'est qu'à quelques centaines de mètres, et les secours arrivent rapidement. Moins d'un quart d'heure plus tard, Christian est installé dans une ambulance qui le conduit en trombe vers l'hôpital Raymond-Poincaré. Le traumatisme crânien ne présente pas de signe de gravité. Il n'a pas perdu connaissance, les examens sont normaux, mais il faut l'opérer d'urgence d'une double fracture tibia-péroné. À son réveil, Florence est près de lui.

« Mon vieux, tu l'as échappé belle ! Il paraît que la bagnole n'est pas jolie à voir. Mais toi, ça va ; je te rassure tout de suite, t'es toujours aussi sexy, et même encore plus avec ta jambe dans le plâtre. Maintenant, tu es à ma merci, je vais pouvoir faire de toi ce que je veux. Allez, fais pas la tête. Le médecin m'a dit que dans trois mois, tu courrais de nouveau comme un lapin ».

Trois mois d'immobilité forcée, c'est déjà beaucoup pour un type comme Christian. Certes, il devrait s'estimer heureux de s'en tirer à si bon compte. C'est ce que tout le monde lui répète, Florence, ses parents, ses copains.

Durant les premiers jours de sa convalescence, Christian essaye bien de tenir le coup. Pourtant, très vite, il se rend compte qu'il ne supporte pas son handicap. Cette collision, c'est le premier gros pépin de sa vie. Peut-être est-ce pour cela qu'il y voit comme un signe annonciateur, une sorte de mauvais présage. Souvent seul – Florence est débordée de travail – il rumine sa rancœur, et remâche sans cesse ce qu'il considère comme une injustice. Il réagit en enfant trop gâté par la vie. Et même s'il en a conscience, il ne parvient pas à lutter contre la dépression qui le gagne insidieusement. Il devient de plus en plus irritable. La moindre broutille dégénère en disputes avec Florence.

Les premières séances de rééducation sont un enfer pour l'un comme pour l'autre. Christian s'impatiente, les progrès ne sont pas aussi rapides qu'il l'espérait. Il exige un autre kinésithérapeute. Il s'en prend à Florence, qu'il accuse de le délaisser, de profiter de son immobilisation pour s'amuser sans lui. Il refuse qu'on lui rende visite et même, dans la plupart des cas, de répondre au téléphone. Le répondeur reste branché en permanence, et les messages des amis s'accumulent en vain sur la bande magnétique.

Florence est soulagée le jour où Christian peut enfin retourner à l'agence. Elle veut se persuader que la reprise d'une activité professionnelle est encore le meilleur moyen pour lui de repartir du bon pied.

En effet, Christian est accueilli avec enthousiasme par ses associés. On sabre le champagne pour fêter le retour de l'enfant prodigue. Les secrétaires se bousculent pour apposer leur signature sur le plâtre de leur valeureux directeur.

Pourtant, l'échec de cette tentative de thérapie par le travail apparaît bientôt criant. Certes, Christian est bien là, mais sans y être. À chaque fois que l'on vient pour lui demander son avis sur tel ou tel dossier, on a l'impression de le sortir d'une insondable torpeur. Et avec Florence, les choses vont de mal en pis. Elle n'accepte plus de le voir avachi dans un fauteuil, une cigarette à la main, prétextant une quelconque fatigue pour décliner tout projet de sortie. Elle ne reconnaît plus celui qu'elle a aimé, qui l'a séduite par son dynamisme, sa joie de vivre, son goût du risque, sa soif d'aventure. Désormais, Christian n'ouvre la bouche que pour se plaindre : de sa jambe dont il souffre, des clients qui sont cons, de ses collègues, de ses amies à elle, de tout et de n'importe quoi. Au point que la jeune femme finit par craquer et le quitte. Le soir même, Florence fait ses malles pour ne plus revenir, et Christian ne tente rien pour la retenir.

Les mois qui suivent cette séparation sont pour lui un tunnel dont il ne garde aucun souvenir précis, si ce n'est qu'il se découvre une nouvelle passion pour le corps médical. Lui qui n'avait jamais vu de médecin avant son accident, en dehors des contrôles de la médecine du travail, se met à courir de consultation en consultation. Il prend des rendez-vous chez tous les spécialistes de Paris. Une nette tendance hypocondriaque le conduit un jour chez le rhumatologue, le lendemain chez le dermatologue, et un peu plus tard chez un allergologue. Mais rien ni personne ne peut apaiser ses angoisses. Et chaque matin apporte son lot de nouveaux symptômes inquiétants : douleurs dans l'avant-bras, toux, éruption, maux de tête, tout y passe. Ce sont d'ailleurs ces derniers qui le troublent le plus, mais il les attribue à l'alcool.

Pendant ce temps, il ne se préoccupe plus du tout de son travail. Les dossiers inachevés s'entassent sur son bureau. Par sa faute, l'agence perd plusieurs gros budgets, et la situation financière se révèle de plus en plus embarrassante. D'autant que la concurrence en profite pour s'imposer sur des marchés qui leur étaient jusqu'alors réservés. Mais, manifestement, Christian n'en a cure.

En général, le jeune homme est injoignable. Au bureau, lorsque ses correspondants lui téléphonent, on leur déclare toujours qu'il est en réunion ou en rendez-vous à l'extérieur. De fait, il n'est d'ailleurs pas à son poste. Chez lui, ses amis tombent au mieux sur le répondeur. Mais le plus souvent, la sonnerie retentit sans succès dans l'appartement déserté. Même ses collaborateurs ne parviennent plus à l'apercevoir qu'en coup de vent !

Tout a commencé par hasard, un soir où il dînait seul à la terrasse d'une brasserie de la place du Trocadéro, quelques semaines à peine après le départ de Florence.

Ce soir-là, donc, peut-être un peu éméché, il engage la conversation avec deux touristes espagnoles assises à la table à côté. Elles sont jeunes, au look sympa, excitantes avec leurs robes à bretelles et leur dos nu. Presque malgré lui, il s'entend leur proposer de prendre un dernier verre chez lui. Un dernier verre qui se termine aux premières lueurs de l'aube, dans un désordre de draps froissés et de corps enchevêtrés…

Dès lors, Christian est obsédé par les conquêtes féminines. Comme s'il découvrait à l'orée de la quarantaine son irrésistible pouvoir de séduction de beau gosse un peu triste.

Il sort toutes les nuits, erre de café en café, à la recherche d’une partenaire consentante. Au besoin, il n'hésite pas à avoir recours aux services de prostituées tarifées, levées dans la rue ou dans les bars à touristes de Pigalle. Sa fringale de plaisir physique est absolument insatiable.

Exceptées ses folies sexuelles, Christian ne se sent pas très en forme. Il est fatigué, a du mal à se lever, est, à plusieurs reprises, pris de maux de tête, et n'a pas bonne mine avec ses cinq kilos en moins.

Quel bien-être éprouve Christian dans cette quête de sexe ? Une question qu'apparemment il ne veut pas se poser. À l'agence, où il arrive pourtant souvent tard dans l'après-midi, il ne peut s'empêcher de draguer toutes les employées. Ses mains baladeuses deviennent légendaires.

Au départ, ses associés s'en amusent plutôt. Ils mettent cette frénésie sexuelle sur le compte d'une séparation trop brutale avec Florence, et pensent que tout cela ne durera pas. Et puis, après tout, n'est-ce pas là le signe d'une bonne santé enfin recouvrée ?

Mais loin de se calmer avec le temps, cette recherche désordonnée de la jouissance et du plaisir physique prend des proportions alarmantes. L'épouse légitime d'un client en fait la troublante expérience. Alors qu'elle attend calmement son mari dans le hall d'entrée de l'agence, Christian ne va-t-il pas jusqu'à lui proposer « de faire l'amour », là, tout de suite, dans le bureau des archives !

Ils finissent ainsi par se demander si les consultations médicales répétées de leur ami n'ont pas pour unique objet de séduire infirmières et secrétaires en blouses blanches. Ils s'interrogent sur ce qui prend véritablement l'allure d'un trouble du comportement. Et encore, ils ne savent pas que Christian s'enferme plusieurs fois par jour dans son bureau pour réfréner des érections aussi fréquentes qu'intempestives !

Car son hypersexualité atteint des sommets inimaginables. Plus il en a envie, plus il y cède, plus il en a besoin. C'est comme une drogue. Le week-end, il lui arrive de rester au lit durant plus de quinze heures, et de connaître l'orgasme cinq fois de suite. Il épuise toutes ses partenaires qui, d'abord ravies d'un amant aussi rigoureux, en viennent immanquablement à demander grâce. Pour satisfaire ses besoins érotiques, il utilise tous les moyens possibles : Internet, les petites annonces, les agences matrimoniales, les clubs échangistes. Tout est bon. Malgré cela, il ne peut plus approcher une femme sans désirer la toucher.

Un tel débordement des sens laisse peu de place aux activités sportives que Christian considérait autrefois comme une hygiène de vie indispensable. Il n'a plus remis les pieds au club d'aviation depuis le départ de Florence. Un soir, pourtant, Mathias réussit à l'entraîner au Forest Hill pour une partie de squash.

Mais, au bout d'un quart d'heure de jeu, Christian s'effondre sur le court, victime d'un malaise. Il est au bord de l'évanouissement. Il se relève avec peine quelques secondes plus tard. Son ami lui conseille d'aller consulter. Christian n'y tient pas. Il a déjà vu beaucoup trop de médecins.

Cette indisposition ne l'inquiète pas vraiment ; il s'était couché à 5 heures, et n'avait pas mangé ce midi. En revanche, ces maux de tête commencent à le gêner. Il sait bien que l'alcool et la vie qu'il mène en sont probablement la cause. Mais Christian se demande s'il ne devrait pas effectuer les examens qu'un spécialiste lui avait conseillés si ses douleurs persistaient. Et puis surtout, il faut absolument qu'il se calme !

Mais aussitôt rentré chez lui, Christian enfile un jean et un blouson, et part pour une nouvelle virée. Ses pulsions sexuelles s'avèrent de plus en plus pressantes. Plus rien ne compte pour lui, hormis la satisfaction immédiate de ses désirs. Il y consacre toute son énergie et toutes ses nuits. Il ne prend même plus le temps d'emmener ses conquêtes éphémères à l'hôtel ou chez lui. Sa voiture, une rue déserte ou un parking souterrain font tout aussi bien l'affaire. Mais ses fornications à la chaîne n'apportent à Christian qu'un apaisement fort passager : à peine a-t-il atteint l'orgasme qu'il songe déjà à la prochaine rencontre. Le scénario peut se reproduire jusqu'à quinze fois successives, et laisse le jeune homme épuisé, vidé, à peine conscient.

La rançon de ses excès, Christian va la payer brutalement en pleine séance de préparation du budget. Ce jour-là, alors que le comptable aborde la question devant tout le personnel, il s'écroule sur la table de réunion, victime d'une crise d'épilepsie.

Une ambulance du S.A.M.U. le transporte en urgence à l'hôpital où les médecins, après des examens approfondis, découvrent la clé de cette étrange affaire : Christian présente une lésion temporale que l'on n'aurait pas détectée jusqu'alors et qui explique ses dérèglements sexuels.

Diagnostic

Christian était atteint d'une lésion temporale, à l'origine des troubles du comportement et de l'hypersexualité qu'il présentait depuis plusieurs semaines.

C'est à l'occasion d'une crise d'épilepsie que cette anomalie fut révélée. Le bilan effectué à l'hôpital, électro-encéphalogramme, radiographie du crâne, scanner, mit en évidence une tumeur temporale dont l'examen anatomo-pathologique1 souligna le caractère bénin.

L'épilepsie témoigne d'une souffrance cérébrale provoquée par des décharges paroxystiques anormales correspondant à l'activation incontrôlée d'un grand nombre de cellules du système nerveux, appelées les neurones.

Les crises d’épilepsie se répètent à un rythme plus ou moins fréquent et de manière plus ou moins violente ou prolongée.

Les manifestations varient selon la région du cerveau atteinte : peuvent alors survenir par exemple des pertes de connaissance brutales, des absences, des troubles du comportement, des difficultés à parler, à voir ou à entendre, des mouvements anormaux ou des hallucinations auditives ou visuelles.

Elles s’accompagnent de manifestations de l’électroencéphalogramme.

L’épilepsie se manifeste sous différentes formes très variées. Les causes de l’épilepsie sont nombreuses et peuvent être principalement d’origine traumatique, tumorale, vasculaire ou infectieuse.

Les mécanismes nerveux qui régissent la sexualité demeurent encore imprécis. Des phénomènes psychologiques, sensoriels, biochimiques, endocriniens et vasculaires rendent complexe la physiologie de l'acte sexuel. Mais il est certain que les lobes temporaux sont très impliqués et jouent un rôle fondamental. Des études expérimentales animales ont montré une augmentation de l'activité sexuelle, une agressivité et une diminution de la peur lors de lobectomie temporale bilatérale2.

La conduite étrange de ce patient a d'abord amusé son entourage, qui s'est par la suite peu à peu inquiété de son appétit sexuel débordant. Dans certaines situations encore plus aiguës, il n'est pas rare d'observer des épisodes d'exhibitionnisme, d'homosexualité, de masturbations en public, de fétichisme, de transsexualisme et parfois même de tentatives de viol qui impliquent alors l'intervention de la justice.

Les facteurs psychologiques et socioculturels sont prédominants dans l'apparition de ces désordres qui révèlent très souvent un potentiel d'hypersexualité sous-jacent.

Il est plus fréquent de rencontrer des épisodes d'hyposexualité, d'impuissance, lors d'une lésion temporale. Les phases critiques modérées, isolées, d'évolution très lente, passent parfois inaperçues car ces patients osent rarement aborder ce type de problèmes avec leur médecin.

Des crises d'épilepsie accompagnent la plupart du temps le début de l'apparition de ces perturbations. En effet, épilepsie et activité sexuelle sont étroitement associées : un orgasme, une hyperventilation pendant un acte sexuel, et ce peut être la crise. Par ailleurs, il arrive que des automatismes sexuels surviennent avant ou après ce type d'attaque : une femme, épileptique depuis vingt ans, présentait avant chaque épisode des sensations d'excitation sexuelle, de chaleur, de congestion vulvaire : elle savait à coup sûr que l'accès était proche.

Des lésions des lobes frontaux peuvent aussi provoquer une hyposexualité, et plus rarement une hypersexualité.