Lima
À Lima en décembre 1996, un commando, le Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru, a pris en otages plus de quatre cent personnes au cours d'une réception dans la résidence de l'ambassadeur du Japon.
Le but du commando était de faire libérer quatre cent révolutionnaires emprisonnés et d'appeler à un changement de la politique du président en place.
Cet événement très spectaculaire a fait la une de la presse à cette période. La plupart des otages sont des hommes car les femmes ont été libérées très rapidement. Les quatre cent personnes ont été entassées dans les différents étages et pièces de la résidence.
La situation a été très tendue mais aucun acte de violence envers les otages n'a eu lieu au cours de ces quelques semaines incroyables.
Les otages ont été libérés peu à peu : ils n'étaient plus qu'environ soixante douze en janvier 1997.
De nombreuses discussions et conférences ont eu lieu entre les otages et leurs ravisseurs, expériences qui ont permit de faire tomber les barrières prisonniers/ravisseurs à l'origine de leur rapprochement. Les ravisseurs se sont pour certains ralliés plus ou moins totalement aux thèses de leurs otages.
Les otages ont été libérés le 22 avril 1997 au cours de l'assaut final donné par l'armée colombienne contre l'ambassade. Le chef du commando et ses treize hommes ont tous été tués.
Les otages se sont beaucoup épanchés sur ce qu'ils avaient vécu. Quelques psychiatres ont alors évoqué que les ravisseurs avaient présenté un syndrome de Lima.
Diagnostic
Le syndrome de Lima correspond à l'empathie et au respect qu'éprouve un ravisseur envers son ou ses otages. Contrairement au syndrome de Stockholm au cours duquel l'otage éprouve de la sympathie envers son ou ses ravisseurs.