Le piège de la comparaison

« Ne comparez jamais ce que vous êtes à l’intérieur avec ce que quelqu’un d’autre est à l’extérieur. »

HUGH MACLEOD, AUTEUR DE IGNOREZ-LES TOUS !

D ans la vie professionnelle comme dans la vie privée, il est facile de comparer notre situation à celle des autres. La Recherche de statut social nous pousse à comparer sans cesse notre position à celle de nos semblables, et la plupart du temps cette comparaison nous est défavorable.

Nous avons tendance à être obnubilés par ce que les autres accomplissent au lieu de nous concentrer sur ce que nous avons à faire pour atteindre nos Objectifs. Lorsque des gens que nous connaissons réalisent de grandes choses, il nous est facile de nous trouver minables par rapport à eux au lieu d’être heureux pour eux… comme si leur réussite nous diminuait, nous rabaissait. Or, nous n’avons aucune raison de nous sentir complexés par le succès des autres.

Le Piège de la comparaison est donc à éviter absolument : les autres ne sont pas vous, et vous n’êtes pas les autres. Vous possédez des compétences, des objectifs et des priorités uniques. Il est donc stupide de vous comparer aux autres, d’autant plus que vous n’y gagnerez rien.

Exemple : l’un de mes amis est un homme d’affaires très talentueux qui gagne environ dix fois plus que moi. Son travail a été salué publiquement à de nombreuses reprises. Ses produits se vendent bien et il profite de sa réussite. J’aurais de quoi l’envier.

Mais voici le revers de la médaille : cet ami travaille douze heures par jour, parfois plus. Il n’a pas de famille. Il emploie de nombreux salariés qui réclament une attention constante et ses Frais généraux sont plus de dix fois supérieurs aux miens. Il est submergé d’e-mails, d’appels téléphoniques et de réunions. Et il est constamment stressé.

Il est facile de voir les avantages de sa vie… et de négliger les Compromis nécessaires. Il réussit dans certains domaines parce qu’il travaille dur et accepte de payer le prix de sa réussite.

Si je pouvais échanger ma vie contre la sienne, je refuserais car je serais malheureux. Sa vie ne correspond pas à mes priorités professionnelles et personnelles. Certes, les avantages qu’il en tire sont tentants, mais je ne suis pas prêt à payer le prix qu’il paie pour les obtenir. En gardant à l’esprit le Piège de la comparaison, je lui souhaite tout le bien possible et, de mon côté, je reste concentré sur les Objectifs qui sont les miens. Je peux être sincèrement heureux de le voir réussir et ne pas gaspiller mon énergie à envier sa situation.

Ce principe vaut pour toutes les situations susceptibles de susciter l’envie ou un complexe d’infériorité. À chaque fois que vous êtes tenté de vous comparer à une connaissance, à un collègue, à un camarade de classe ou à une célébrité, rappelez-vous que vos objectifs, que vos préférences et que vos priorités à vous sont différents. Vous n’avez pas eu la même vie et vous avez payé un prix différent pour ce que vous avez accompli.

Le seul critère de réussite qui vaille est de vous poser la question suivante : passez-vous votre temps à faire un travail que vous aimez, avec des gens que vous aimez et qui vous permet d’atteindre le Point de Suffisance ? Si c’est le cas, ne vous occupez pas de ce que font les autres. Si ce n’est pas le cas, envisagez d’opérer certains changements qui entrent dans votre Zone de contrôle (concept abordé ultérieurement) et vont dans la direction que vous souhaitez. Gardez-vous du Piège de la comparaison et continuez de vous rapprocher des Objectifs que vous désirez atteindre.

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La zone de contrôle

« Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse d’en connaître la différence. »

PRIÈRE DE LA SÉRÉNITÉ

A ussi fort que soit votre désir de décrocher un poste donné, une fois que l’entretien est terminé, vous ne pouvez rien faire pour infléchir le destin en votre faveur et la situation ne dépend plus de vous – vous avez fait ce que vous avez pu.

Aussi vigilant que vous soyez à suivre les cours de la Bourse, vous ne pouvez pas faire monter le cours de l’action d’une entreprise donnée par votre simple volonté.

Aussi forte que soit votre envie de retenir l’un de vos salariés particulièrement talentueux ou de faire fonctionner une relation amoureuse, vous ne pouvez pas empêcher votre employé ni votre partenaire de partir si c’est leur choix.

Comprendre votre Zone de contrôle , c’est pouvoir séparer ce que vous pouvez contrôler (ou influencer fortement) de ce que vous êtes incapable de contrôler. Vouloir à tout prix contrôler des choses impossibles à contrôler est le meilleur moyen d’être éternellement frustré.

Même si nous le voudrions, nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui nous arrive. Les catastrophes naturelles en sont un parfait exemple : si une tornade ou un séisme détruit votre maison, vous ne pouvez rien y faire. Aussi inconfortable que soit cette pensée, il faut bien nous dire que l’ Environnement contient beaucoup de choses incontrôlables. Il s’agit d’un aspect fondamental de la vie que nous ne pouvons pas changer, même si nous le souhaitons très fort.

Contentez-vous de focaliser votre Attention sur les efforts que vous avez à faire et vous resterez raisonnable. Et si vous voulez éviter la frustration, n’essayez pas de transformer des résultats que vous ne contrôlez pas directement en Objectifs à atteindre. Si les femmes deviennent aussi dingues lorsqu’elles font des régimes, c’est parce qu’elles veulent tenter de contrôler un résultat – le poids – sur lequel elles n’ont aucun contrôle direct. Si elles se concentraient sur les efforts à fournir – s’alimenter sainement, pratiquer un exercice physique et gérer au mieux les problèmes médicaux engendrés par leur surpoids –, leur poids se gérerait tout seul.

Vous inquiéter pour des choses que vous ne pouvez pas contrôler ni influencer est une perte de temps et d’énergie. L’une des meilleures décisions que j’aie jamais prises fut de décider de ne plus prêter Attention aux actualités – 99,9 % des informations que vous apprenez dans le journal, à la radio ou à la télévision sont complètement en dehors de votre Zone de contrôle. Au lieu de me préoccuper de ce que le monde va devenir, ignorer les nouvelles me permet de passer plus de temps à faire ce que je peux pour améliorer la situation.

Mieux vous saurez distinguer ce que vous pouvez contrôler et ce que vous ne pouvez pas contrôler, plus vous serez heureux et productif. Concentrez toute votre énergie sur des choses que vous pouvez influencer et laissez le reste advenir. Portez votre attention sur ce que vous êtes en train de faire pour vivre comme vous le souhaitez et vous ne tarderez pas à obtenir la vie qui vous convient.

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L’attachement

« On combat les idées nuisibles par d’autres idées. On combat le mensonge par la vérité. »

WILLIAM O. DOUGLAS, ANCIEN JUGE DE LA COUR SUPRÊME DES ÉTATS-UNIS

I maginez que vous gravissiez l’Everest et que vous soyez sur le point d’arriver au sommet. Mais voilà que, dans la nuit, une tempête terrible s’abat sur vous sans prévenir. Vous ne voyez rien, les températures s’effondrent et les conditions sont si mauvaises que vous risquez la chute ou de geler sur place si vous continuez votre ascension.

Avez-vous échoué ?

Lorsqu’un événement en dehors de notre Zone de contrôle affecte nos Objectifs, nous avons tendance à le prendre pour un échec personnel. Si vous tenez quand même à atteindre le sommet aujourd’hui, comme vous vous l’étiez promis, vous allez au-devant de la mort. Il serait préférable de changer vos plans et de rester en vie pour atteindre le sommet un autre jour.

Plus vous êtes Attaché à une idée ou un projet, moins vous avez de souplesse et plus vous réduisez vos chances de trouver une meilleure solution. Certes, il est louable de poursuivre ses objectifs avec détermination, mais jusqu’à un certain point. Si vous vous Attachez trop aux visions qui se forment dans votre esprit, vous aurez du mal à vous adapter aux méandres inévitables de la vie.

Accepter que les choses se passent autrement nécessite d’appliquer à vous-même le concept des Coûts irrécupérables. Imaginez que vous perdiez des millions de dollars en Bourse – une situation horrible. Pester contre tous ces banquiers avides, ces politiciens corrompus ou l’injustice de la vie ne vous rendra pas votre argent. Vous accuser en vous disant « Si seulement j’avais su ! » ne va pas non plus améliorer votre situation.

Le remède à l’Attachement ? Accepter que votre idée ou que votre projet ne soit plus réalisable ou même utile. Moins vous serez Attaché à vos projets, à vos Objectifs, à votre statut social et à votre position, plus il vous sera facile de réagir comme il faut aux changements inévitables ou aux circonstances imprévues.

Si vous perdez soudain votre travail, rester Attaché à votre position passée ne va pas vous aider mais, au contraire, vous entraver. Consacrez plutôt votre énergie à faire ce qu’il faut pour en retrouver un.

Plus vous acceptez les choses passées et choisissez de faire ce qui est en votre pouvoir pour améliorer votre situation actuelle, plus vous serez heureux.

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La R&D personnelle

« Si un homme vide sa bourse dans sa tête, personne ne peut la lui prendre. Un investissement dans le savoir donne toujours la meilleure rentabilité. »

BENJAMIN FRANKLIN, HOMME POLITIQUE, PHYSICIEN ET PUBLICISTE AMÉRICAIN

T oute entreprise prospère consacre une partie de ses ressources à essayer de nouvelles choses. Les dirigeants du monde entier comptent sur la R&D, la Recherche & Développement, pour déterminer les grands axes de travail à suivre. Tous les ans, les grandes entreprises dépensent des millions (voire des milliards) d’euros dans la recherche pour expérimenter de nouvelles techniques et de nouveaux processus susceptibles d’accroître leurs capacités et leurs compétences.

Si le département R&D existe, c’est parce qu’il fonctionne – les entreprises qui en font une priorité découvrent souvent de nouveaux produits à proposer à leur clientèle ou procèdent à des améliorations qui contribuent à accroître leurs profits. Alors si le département R&D marche pour les entreprises, il peut marcher pour vous.

Que diriez-vous de consacrer quelques centaines d’euros par mois à un budget de R&D personnelle  ? En utilisant les techniques préconisées dans Devenez riche ! de Ramit Sethi, vous n’aurez aucun mal à verser une partie de vos revenus mensuels sur un compte réservé à votre Recherche et à votre Développement personnels. Vous pourrez utiliser cet argent sans aucun sentiment de culpabilité pour acheter des livres, prendre des cours, acquérir du matériel de travail ou assister à des conférences – peu importe sa destination, l’essentiel étant d’améliorer vos capacités et vos compétences.

Les gourous de la finance personnelle seront sans doute en désaccord avec moi sur ce point, mais je pense que disposer d’un budget de R&D personnelle est plus important que de maximiser son épargne. Certes, il est indispensable de garder une réserve en cas de nécessité et de mettre de l’argent de côté en prévision de besoins futurs, mais l’épargne a ses limites.

Investir dans l’amélioration de vos compétences personnelles peut à la fois enrichir votre vie et vous ouvrir la porte à des sources de revenus supplémentaires. De nouveaux talents créent de nouvelles opportunités et de nouvelles opportunités se traduisent souvent par un afflux d’argent supplémentaire. Votre capacité à économiser de l’argent est limitée, contrairement à votre capacité à en gagner.

Voici un petit exercice tout simple qui va vous aider à établir votre budget R&D personnelle : Quels changements devriez-vous effectuer pour consacrer au moins 5 % de vos revenus mensuels au développement personnel et à l’Expérimentation, à supposer que vos revenus actuels demeurent identiques ?

Les conseils que vous trouverez dans de bons ouvrages ou blogs de gestion financière destinés aux particuliers peuvent également vous aider à créer un compte R&D personnels. Je vous recommande de lire Your Money or Your Life de Vicki Robin et Joe Dominguez, ainsi que les blogs Get Rich Slowly (getrichslowly.org) et The Simple Dollar (thesimpledollar.com) sur le Web. Avec un peu de créativité et de bon sens budgétaire, vous n’allez pas tarder à financer et à diriger votre propre laboratoire de Recherche et de Développement personnelle.

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La conviction limitante

« Le mécontentement intelligent est le moteur de la civilisation. »

EUGÈNE V. DEBS, SYNDICALISTE AMÉRICAIN

E n général, il existe deux visions du monde fondamentalement différentes, deux mentalités qui influencent votre réponse aux expériences nouvelles.

Selon la première façon de voir les choses, vos capacités et vos compétences sont déterminées une fois pour toutes. Autrement dit, elles sont fixes et définitives. Si vous essayez quelque chose et que vous échouez, c’est parce que vous n’êtes pas bon dans ce domaine et ne le serez jamais. Vous êtes né avec des talents et des compétences innés qui ne changeront jamais.

Si cette mentalité est la vôtre, vous avez toutes les chances de renoncer face à un défi à relever ou un problème à résoudre. Puisque « ce n’est pas votre truc », à quoi bon ?

Selon la seconde manière de voir les choses, vos capacités et vos compétences sont malléables. Si vous essayez quelque chose et que vous échouez, c’est parce que vous n’y avez pas suffisamment travaillé, mais si vous réessayez plusieurs fois, vous y arriverez forcément mieux. Vos talents et vos compétences sont comme des muscles : ils se renforcent à l’usage. Si vous rencontrez un obstacle ou une difficulté, vous allez donc persévérer pour vous améliorer.

Ces deux états d’esprit influencent toute votre expérience du monde. Dans son livre Changer d’état d’esprit : une nouvelle psychologie de la réussite , le Dr. Carol Dweck appelle ces mentalités les théories de l’intelligence « fixe » et « évolutive ». Si vous avez un état d’esprit « fixe », les échecs diminuent votre propre valeur et, par conséquent, vous redoutez d’essayer de nouvelles choses. En revanche, si vous avez un état d’esprit « évolutif », les difficultés ne sont que des obstacles à surmonter en travaillant encore plus dur. L’état d’esprit fixe est un exemple de Conviction limitante , à savoir une « vérité » que vous avez au sujet du monde et qui vous empêche d’atteindre un Objectif important à vos yeux. L’état d’esprit fixe n’est pas la vérité, mais il peut vous entraver si vous choisissez d’y adhérer.

Certaines Convictions limitantes résultent d’erreurs commises dans la Reconnaissance de modèle. Voici un exemple : si vous croyez dur comme fer que les gens riches sont superficiels, immoraux ou corrompus, vous allez avoir du mal à gagner de l’argent. Car si vous gagnez mieux votre vie, vous allez devenir « comme eux », et cette pensée va vous amener à considérer l’argent comme un problème.

Si vous n’identifiez pas le Conflit pour parvenir à le résoudre, les questions d’argent vous rendront toujours mal à l’aise. Il n’y a pas de dysfonctionnement dans votre esprit – une partie de votre cerveau anticipe l’avenir et tente de vous protéger de quelque chose que vous redoutez, mais il adopte une approche contre-productive. Si vous voulez progresser, vous devez identifier et éliminer les croyances qui vous entravent.

Tout le monde a des Convictions limitantes dans certains domaines. À chaque fois que vous dites ou pensez « Je n’en suis pas capable », « Je devrais » ou « Je suis nul dans ce genre de choses », vous avez mis le doigt sur une Conviction limitante. La plupart du temps, il vous suffirait de vous interroger et de mettre en doute cette croyance pour la supprimer : « Est-ce vrai ? » et « Comment est-ce que je sais que c’est vrai ? » sont des questions de questionnement personnel particulièrement puissantes et polyvalentes.

Les Convictions limitantes peuvent également se faire jour lorsque vous envisagez de faire des choses que vous jugez difficiles ou désagréables, par exemple poser votre candidature à un nouveau poste ou vendre une offre à un nouveau prospect. Des images de rejet et de désapprobation vous traversent l’esprit et votre première réaction est de vous dire « Ça ne va pas marcher » avant d’avoir passé un seul test ou recueilli un seul feedback. Alors un bon conseil : prenez l’Habitude de faire parler l’autre voix en vous qui dit non à ce que dit la première. Si vous croyez que vous allez essuyer un refus en faisant une demande ou en proposant une idée, laissez s’exprimer l’autre partie de vous qui remet en question la conviction toute faite de la première. Et vous serez surpris d’obtenir aussi souvent ce que vous souhaitez, même si vous pensez que vos chances d’y parvenir sont faibles.

La manière dont vous choisissez de répondre aux difficultés de la vie détermine votre réussite future. Il est important de comprendre que vous n’avez pas de « défauts fondamentaux » – il n’y a rien que vous soyez fondamentalement incapable d’apprendre ou de faire. Certes, cela peut réclamer du temps et des efforts, mais vous en serez récompensé car vous ne pouvez que vous améliorer. Considérer votre esprit comme un muscle est le meilleur moyen de l’aider à se développer.

RETROUVEZ CE CONCEPT À L’ADRESSE : http://book.personalmba.com/limiting-belief/

1 .  http://www.pomodorotechnique.com/

2 .  http://www.pnas.org/content/103/31/11778.abstract

3 .  http://www.ingentaconnect.com/content/hfes/hf/2006/00000048/00000002/art00014

4 .  http://www.paulgraham.com/makersschedule.html

5 .  http://personalmba.com/training

6 .  Personnellement, je travaille avec l’équipe de Timesvr.com – compétente, rapide, sympathique et rentable.

7 .  http://davidseah.com/pceo/etp

8 .  http://govleaders.org/powell.htm

9 .  Pour avoir un panorama complet de mon système de productivité personnel, consultez http://book.personalmba.com/bonus-training/

10 .  http://www.markforster.net/autofocus-system/

11 .  http://www.bulletproofexec.com/how-to-make-your-coffee-bulletproof-and-yourmorning-too/

12 .  http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2009/06/what-makes-ushappy/7439/3/