1. |
Il est grotesque et prétentieux de vouloir « adapter » Shakespeare. L’adapter à quoi ? À nos pieds de plomb ? À nos ailes rognées ? (Jean Anouilh, « Préface » [c1952], 1975 : 8) |
2. |
Les pièces qui sont de moindre qualité ont souvent besoin d’être adaptées, mais aucun grand chef-d’œuvre n’a besoin d’être adapté. (Michel Tremblay, dans Whitfield, 2005 : 46) |
3. |
Il n’est pas plus déshonorant d’adapter un texte que de faire une création originale puisqu’il n’y a aucune œuvre qui n’est pas en partie inspirée d’une autre. […] L’adaptation permet de garder vivante la mémoire collective. (Michel Tremblay, dans Bernatchez, 1985 : D-1) |
4. |
À propos de son adaptation de trois comédies de Shakespeare : « J’ai cru tout de même prudent de couvrir cette petite cuisine du mot “adaptation”, pour éviter un coup de plume entre les deux omoplates, un soir en rentrant tard, dans une ruelle déserte du quartier de la Sorbonne. » (Jean Anouilh, « Préface » [c1952], 1975 : 9) |
5. |
Une traduction doit être une adaptation artistique et sincère, jamais un exercice scolaire. (Élie Poulenard, dans « Enquête de la FIT… », 1959 : 81) |