28. |
Traduire un ouvrage qui nous a plu, c’est pénétrer en lui plus profondément que nous ne pouvons le faire par la simple lecture, c’est le posséder plus complètement, c’est en quelque sorte nous l’approprier. (Valery Larbaud, 1946 : 74) |
29. |
La traduction n’est pas une appropriation, mais une forme d’écoute qui change la manière dont on parle. (Eliot Weinberger, dans Russell-Bitting, 2001 : n. p. En ligne. Traduction) |
30. |
Je ne cesse de remercier les traducteurs. Ils sont mes frères, tels les corsaires, ils s’approprient la langue. Tout à la fois navigateurs et traducteurs, ils sont de merveilleux passeurs, qui vont d’un point à l’autre de la réalité, qui abordent un rivage comme on aborde un livre. (Erik Orsenna, dans Payot, 1997 : 12) |
31. |
Le traducteur est un colonisateur qui s’installe dans le texte comme chez lui. Usant de tout un appareil linguistique il soumet et convertit, il s’approprie. (Michelle Bourjea, 1996 : 232) |
32. |
Une traduction est une annexion. (Victor Hugo, 1973 [c1864] : 446) |
33. |
S’il y a quelque mérite à traduire, ce ne peut être que celui de perfectionner, s’il est possible, son original, de l’embellir, de se l’approprier, de lui donner un air national et de naturaliser, en quelque sorte, cette plante étrangère. (Charles-Pierre Colardeau, dans West, 1932 : 333) |
34. |
Souvent, une traduction est une infidèle, plus ou moins belle. Elle est toujours un produit de son époque dans sa tentative de retrouver et de se réapproprier une œuvre antique, dont des traductions antérieures, ni pires ni meilleures nécessairement, peuvent contrarier l’approche. (Danielle De Clercq, 2001 : n. p. En ligne) |